Damas: le Premier ministre syrien sort indemne d'un attentat

Le Premier ministre syrien, Waël al-Halaqi, a été visé par un attentat, ce lundi, dans un quartier ultra-sécurisé de Damas, rapporte la télévision officielle syrienne. Il en est sorti indemne, mais son chauffeur a été tué, selon l'OSDH.



Damas: le Premier ministre syrien sort indemne d'un attentat

Le Premier ministre syrien a échappé lundi matin à un attentat dans le quartier de Mazzé, au centre-ouest de Damas. Waël al-Halaqi est sorti indemne d’une attaque contre le convoi dans lequel il circulait, rapporte la télévision officielle Al-Ikhbariya, mais l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) indique que son garde du corps a été tué.

"Un deuxième garde du corps et le chauffeur se trouvent dans un état critique", a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. "L'explosion semble avoir été télécommandée", a-t-il précisé.

L’AFP indique que son photographe sur place a vu plusieurs véhicules calcinés, dont un autobus, et plusieurs autres voitures garées aux vitres brisées. Les services de sécurité ont bouclé le secteur.

"Je marchais dans la rue quand, soudain, une explosion très forte s'est produite, et j'ai vu une voiture brûler et des gens courir. J'ai entendu le bruit de vitres voler en éclats, a raconté un jeune homme à l'AFP. Je me suis hâté de me mettre à l'abri car je craignais qu'une autre explosion n'ait lieu."

Un quartier ultra-sécurisé

L’attentat a eu lieu près d'un jardin public et d'une école dans le quartier ultra-sécurisé de Mazzé, qui abrite de nombreuses ambassades, des bâtiments gouvernementaux et des sièges des services de renseignement et où résident de nombreux responsables politiques.

Waël al-Halaqi avait été nommé le 9 août 2012, après la défection de son prédécesseur Riad Hijab, qui protestait contre la répression sanglante par le régime de la révolte déclenchée en mars 2011.
Le dernier attentat à Damas remontait au 9 avril dernier. Il avait fait au moins 15 morts, selon les médias officiels. Il s'agissait de la première attaque du genre en plein centre de la capitale. Le régime avait alors accusé des "terroristes", terme par lequel les autorités syriennes désignent les rebelles aidés dans leur combat contre l'armée par des djihadistes qui ont revendiqué de nombreux attentats-suicides, en particulier à Damas.

Source: France24.com avec AFP



Lundi 29 Avril 2013 - 11:02



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