Début de campagne législative morose en Guinée

La campagne pour les élections législatives du 24 septembre prochain a débuté il y a juste une semaine dans le calme en Guinée. Pas d'intense mobilisation. Le manque de moyens, notamment financiers, des partis politiques engagés dans la course en est la principale raison.



Début de campagne législative morose en Guinée

Les multiples reports de ces élections, qui devaient se tenir initialement en juin 2011  selon la loi guinéenne, le manque de financement des partis politiques en compétition et le manque de confiance dans la tenue du scrutin le 24 septembre  sont les éléments essentiels qui justifient la morosité de la campagne, une semaine après son démarrage, estiment les observateurs. « A mon avis, le vrai problème, c’est le problème financier, juge Charles André Haba, vice-président du Parti de l'unité et du progrès (PUP), ancien parti au pouvoir. La preuve est que la subvention même que l’Etat a annoncée à travers la Céni [Commission électorale nationale indépendante de Guinée, ndlr], à cette date, on n’en a pas vu la couleur. Ceux qui sont habitués à financer ne font plus confiance ».

Patrice Camara, du Parti national pour le renouveau (PNR), abonde dans le même sens : « Le programme n’est pas suivi de manière très claire. Nous savons déjà et ce n’est un secret pour personne, qu’il y a entre 8 et 10 jours de retard par rapport au déroulement de ce chronogramme. Les partis sont partis en campagne sans avoir les spécimens des bulletins de vote qui sont un outil nécessaire pour expliquer aux militants et au-delà, au peuple de Guinée, comment il faudra voter. »

Cheick Traoré, de la liste de l’Union des forces républicaines (UFR), trouve la justification ailleurs : « Les sponsors de la classe politique ont très peu de choses à attendre d’un député. Il ne peut ni donner de marché, ni signer un décret. Donc le retour sur l’investissement est très faible ». A Conakry, à l’exception de deux ou trois candidats sur la dizaine de partis politiques engagés, aucun carnaval, pas de meetings, les candidats ont opté pour la campagne de proximité, le porte-à-porte. 
Source: RFI



Vendredi 30 Août 2013 - 13:26



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