Décentralisation-Passif social et institutionnel: l'acte III déchiré de toutes parts



« L’année 2014 verra la mise en place de l’Acte III de la décentralisation, pour une administration locale de proximité, dont la finalité est d’organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable », déclinait le Chef de l’Etat, Macky Sall au soir du 31 décembre 2014. Un an jour pour jour après cette annonce, l’ancien président de l’Association des Maires du Sénégal (AMS) non moins édile de Ziguinchor a tout simplement déchiré l’acte. «Il faut une expérimentation à petite échelle avant de l'étendre partout. Au Sénégal, nous avons une pâle copie de ce qu'est l'acte 3 de la décentralisation qu'on n'est venu plaquer avec un réaménagement local.


C'est fait avec une précipitation qui va conduire au blocage de la plupart des collectivités locales », cognait le patron de l’Union des Centristes du Sénégal (UMS) qui invite l’Etat à reconnaître son erreur. Faisant suite à la tonitruante sortie du maire de Dakar. Khalifa Sall qui se dit pour sa part, « sans budget » en indexant l’acte III de la décentralisation.  «On va vers des problèmes. Les communes ont pour vocation de gérer les proximités et aider les populations à prendre en charge leurs préoccupations. N'ayant pas de budget pour le moment, nous ne pouvons pas financer.


Nous voulions mettre les écoles dans de bonnes conditions, mais nous sommes handicapés…Des domaines de compétence qui vont revenir aux communes d'arrondissement, vont devenir des sources de problèmes ». En ce sens que « si, par exemple, la ville de Dakar rend aux communes d'arrondissement les marchés, elles auront 70 millions de recettes, mais on leur transfère 500 millions de charges comme l'éducation, la santé,… », rageait le responsable socialiste invitant lui-aussi «le gouvernement à trouver une solution ».


Certains de crier à une guerre du régime en place contre le maire de Dakar, le régime aurait en travers de la gorge la perte de la capitale Dakar lors des locales du 29 juin dernier.  « Je ne peux pas engager des reformes sous l'angle politique », réplique le Chef de l’Etat, Macky Sall qui assure ne pas combattre le responsable socialiste. Dans tous les cas, ce sont les travailleurs des collectivités qui en font les frais. Las d’attendre leurs trois (3) mois d’arriérés de salaires, ces derniers au nombre de 200, ont fini par assiéger la rue. Au moment où l’Etat et la mairie de Dakar se renvoient toujours la patate chaude. 


Mercredi 31 Décembre 2014 - 07:00



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