Déclaration coordination SAES-Université de Ziguinchor : « Nous continuerons… »



Avons-nous le droit de détourner le regard en de telles circonstances ? Depuis le 23 mars 2015, alors qu’on était sur le point de dérouler les examens du 1er semestre,  les étudiants de l’Université Assane Seck sont hors des classes. Quelles sont les causes de leur grève ? Des conditions de vie et d’étude scandaleuses et inadmissibles ! La situation qui prévaut actuellement à l’UASZ est en fait inimaginable : regrouper 4800 étudiants dans l’arrière-pays, dans l’une des régions les plus enclavées du Sénégal, avec comme seule résidence un petit campus de 300 lits et comme seul réfectoire un restaurant insalubre doté d’une cuisine pitoyable qui les expose à chaque instant à des intoxications alimentaires, en plus de la faim qu’ils supportent déjà péniblement malgré eux !

 
Tout cela à cause de la gestion centralisée du COUD qui pilote, à partir de Dakar, l’ensemble des œuvres sociales des nouvelles universités, avec une absence totale de visibilité dans la gérance et d’anticipation. Cette situation n’a que trop duré et les étudiants de l’UASZ ne le supportent plus ! Il est urgent de mettre en place un Centre des Œuvres Universitaires de Ziguinchor afin de satisfaire une promesse faite par le Président de la République depuis septembre 2014. Il faut exécuter immédiatement cette décision par des actes et en finir avec  de simples engagements.

 
Une université c’est un Campus social viable, avec des étudiants qui logent décemment, qui mangent à leur faim et qui se soignent en cas de besoin. Il faut des conditions sociales idoines pour espérer réveiller le génie qui dort en ces étudiants, pour déceler nos talents ! Mais que des étudiants fassent près d’un mois et demi de grève pour de sempiternels problèmes de logement et de restauration, sans que l’opinion publique ne s’en indigne, est déplorable. S’il faut ajouter chaque année celui des bourses, leur sort est vraiment triste. Il y a à la limite une injustice contre l’Université Assane Seck qui souffrait déjà de tous les maux à cause du manque d’infrastructures ainsi que de personnels et qui compte cette année plus de bourses sociales (366) que de bourses pédagogiques (332), donc plus de « cas sociaux » que de « bacheliers méritants » ! Aucune bourse d’excellence !
 

Et on veut nous faire croire que campus en n’a aucun problème ! Le SAES-UASZ a maintes fois tiré sur la sonnette d’alarme. L’UASZ mérite plus de considérations ! Pour cela nous continuerons à jouer notre rôle de veille et d’alerte sur la situation universitaire.
Vive le SAES !
 


Jeudi 7 Mai 2015 - 19:15



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