Dernière minute : Latif Gomis du collectif du littoral déféré

Mis aux arrêts samedi dans le cadre de la manifestation non autorisée du collectif du littoral, Latif Gomis est arrivé vers dix (10) heures au Palais de Justice où leur camarade toujours pas fixé sur son sort, des "Y'en a marristes" qui disent ne pas savoir ce qu'on reproche à Latif Gomis, veillent au grain. Samedi dernier, Latif Gomis était venu au commissariat central soutenir les 24 manifestants arrêtés. C'est alors que la police lui a demandé de quitter les lieux, ce qu'il a refusé avant d'avoir des échanges heurtés avec les forces de l'ordre.



La manifestation du samedi loin d’être close. Parmi les 24 jeunes du collectif du littoral mis aux arrêts par la police, Latif Gomis vient d’être déféré. Ce, au moment où Malal Talla dit « Fou malade » et ses camarades du mouvement « Y’en a marre » dénoncent que leurs membres ont été brutalisés et torturés.
L’un des membres du collectif du littoral en mouvement samedi contre le mur que Fadal Barro et Cie disent de la honte, loin de sortir de l’auberge. En effet, 24 jeunes ont été arrêtés avant-hier lors de la marche contre l'érection de l'ambassade de Turquie sur la corniche Ouest de Dakar. Parmi les détenus figurent, Fadel Barro, coordonnateur du mouvement « Y’en a marre ». La plupart des alpagués libres, Latif Gomis arrêté alors qu'il était venu montré son soutien aux 24 alpagués, est toujours dans les liens de la détention. Il vient même d’être déféré, livre la Rfm. Fadel Barro et Cie ont donné le ton dès le vendredi.

 
En effet, le collectif du littoral, les activistes et la mobilisation des sénégalais de l’extérieur et les sénégalais dans leur grande majorité avaient déjà déposé une demande d’autorisation de marche entre 15 et 16 heures selon lui. Et à ce propos, le préfet de Dakar avait évoqué le défilé du 4 avril pour leur signifier qu’il n’aurait pas assez d’éléments pour encadrer la marche. « Ce que nous avions accepté car respectueux des lois » mais cette fois-ci prévoyant de tenir une sorte de camping comme tout sénégalais qui irait le samedi à la plage, le « y’en a marriste » ne manque pas de prévenir l’autorité contre tous refus. « Il tarde à nous délivrer l’autorisation mais avec ou sans ladite autorisation, le camping aura lieu demain samedi à partir de dix (10) heures ».

 
La manifestation a bel et bien eu lieu mais ils ont été dispersés à coups de lacrymogène et de balles blancs avant que 24 d’entre eux ne soit arrêtés. 


Lundi 14 Avril 2014 - 13:21



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