Dernière minute: le 28 juin, jour de vérité pour Aïda Ndiongue et Cie

Une longue audience vient de prendre fin sur cette décision de renvoi au 28 juin prochain. Date de délibéré dans le cadre du dossier du fumeux Plan Jaxaay. Dans les liens de la détention depuis décembre 2013, les deux responsables du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), Aïda Ndiongue, Abdoul Aziz Diop et leurs présumés complices à savoir Amadou Ndiaye et Madou Sall seront face à leur destin.



Comme annoncé par Pressafrik.com, la parole était à la défense ce jeudi dans le cadre dudit dossier. Selon Me Borso Pouye, le chef d’inculpation est la première incongruité de ce dossier. Ce n’est pas pour rien, poursuit la robe noire que le Procureur a demandé de requalifier les faits en ce qui concerne le cas d’Abdoul Aziz Diop, ancien coordonnateur du Plan Jaxaay par ailleurs Directeur  de Cabinet d’Omar Sarr alors ministre de l’Habitat. Pour l’avocate, de marchés fictifs, le maître des poursuites a fait «un revirement en disant que l’effectivité de ces marchés ne faisant pas de doute», la trouvaille étant désormais de dire «est-ce que les marchés ont respecté les normes ? ».


Ce, pour me Borso Pouye d’assurer «qu’ils n’ont plus d’arguments». Me Baboucar Cissé scande pour sa part que «la nullité est d’ordre public». «Les mêmes faits sont doublement voire triplement qualifiés », dénonce ce dernier qui soulève que dans le cadre dudit dossier, on sert que «ces entreprises ont été créées pour la circonstance». Ce, alors qu’ «elles datent de trente (30) ans avant 2010», martèle le conseil qui sert dès lors que «ce dossier est un château de cartes» qui «va s’effondrer sous l’effet du vent». Concernant les bijoux d’Aïda Ndiongue estimé à 15 milliards de F CFA, Me Baboucar Cissé d’ironiser : «même un entrepôt ne peut contenir de l’or d’une valeur de 15 milliards à fortiori un coffre-fort ». 
 
 
«On a fait des tonnes alors que la République n’a été alerté par aucun de ses corps de contrôles, ni par l’Inspection Générale d’Etat (IGE) encore moins par la Cour des comptes. Il n’y a aucun rapport sur la gestion du ministère ni sur le projet», s’annonce Me Seydou Diagne pour qui : «n’ayant aucune plainte de l’Etat du Sénégal, c’est une initiative personnelle du Procureur de la République pour fouiller les affaires d’Aïda Ndiongue pour sa condamnation par l’Etat du Sénégal». A la limite, on peut parler d’une affaire politique compte tenu de la faiblesse de l’accusation, selon la robe noire par ailleurs conseil de Karim Wade dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis.


Pis, Me Diagne n’en revient pas qu’on puisse juger la responsable libérale sur le prétexte qu’elle se fait «appeler Aïda, Astou ou Aïssatou». «Le système judiciaire est suffisamment mis à mal aujourd’hui », plaide ce dernier qui demande la relaxe pure et simple pour ses clients. C’est le 15 avril dernier que la partie civile s’était, elle signalée. Avant le fumeux réquisitoire du Procureur de la République qui avait requis la peine maximale à l’encontre des prévenus à savoir dix (10) ans de prison et cinq (5) millions de F CFA d’amende pour chacun. Pour préjudice subi, l’Etat pour sa part, réclame 25 milliards de F CFA. Verdict, le 28 juin.
 


Jeudi 30 Avril 2015 - 20:23



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