Des libéraux protestent contre l’interpellation d’Ousmane Ngom

Des partisans du régime libéral de l’ancien président Abdoulaye Wade ont manifesté leur colère, mercredi après-midi, devant les grilles du Palais de justice de Dakar pour protester contre l’interpellation et l’audition de l’ancien ministre d’Etat Ousmane Ngom.



Des libéraux protestent contre l’interpellation d’Ousmane Ngom
Des femmes, en majorité, les manifestants exigeaient la libération de l’ex-ministre de l’Intérieur, estimant que son interpellation obéit à ‘’des raisons politiciennes’’ de la part du gouvernement du président Macky Sall, élu le 25 mars dernier, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS).

‘’Libérez Ousmane Ngom!’’, scandaient les manifestants, affirmant que ‘’la justice a arrêté Me Ngom pour l'empêcher de mener sa campagne’’. ‘’Il fait peur aux autorités actuelles’’, ont-ils ajouté.

‘’Ce n'est que de l'intimidation, mais ça ne passera pas avec nous’’, a dit Bachir Diawara, ancien chef de cabinet de l'ex-ministre d'Etat Karim Wade, par ailleurs fils de l'ancien chef de l'Etat.

Ousmane Ngom a été arrêté mercredi matin à Kolda (670 Km, Sud), puis acheminé à Dakar pour être entendu par le procureur général. Il y battait campagne pour les élections législatives du 1er juillet prochain avec le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition).

Avocat de profession, Me Ngom avait été cueilli par des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP) de la Police, au moment où il prenait son petit-déjeuner, dans un hôtel de la ville.

Convoqué au début du mois par le juge, pour une audition dans le cadre de la répression de l'enrichissement illicite, l’ancien ministre d’Etat avait décidé de partir du parquet de lui-même, après une longue attente, sans être entendu.

Candidate aux prochaines élections législatives, Me Ngom avait déclaré qu'il ne déférerait plus à une convocation de la police, jusqu’à la tenue du scrutin.

Il avait invité les anciens responsables du régime de Wade à en faire de même. Pour l’heure, ses partisans ignorent son lieu de détention, après avoir tourné au peigne fin tous les bureaux du Palais de Justice, selon Pressafrik.com.

Avec l’APS.


Mercredi 20 Juin 2012 - 21:55



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