Des mesures sont en train d’être prises pour réduire le plus possible l’impact du blanchiment d'argent (acteur)



Le banquier Eliasse Ciprien Fofana a déclaré ce dimanche que des mesures sont en train d’être prise pour lutter contre le blanchiment d’argent en Afrique.
«... Je me dis que les mesures sont en train d’être prises pour réduire le plus possible l’impact de ce fléau», a relevé le Sénégalais qui travaille pour le compte d’une banque anglaise.
La preuve selon lui pour ce qui est du cas du Sénégal est que beaucoup de banques sont installées.
«Je vois un grand nombre de banques qui s’installent au Sénégal ces dernières années et j’imagine que chacune d’entre elles a dû montrer pâte blanche et satisfaire à ses exigences du régulateur», note M. Fofana au micro de la Rfm (privée) où il était ce matin l’invité de l’émission Grand Jury.
Le banquier a indique que dans cette lutte contre le blanchiment d’agent, la BCEAO est une chance pour l’Afrique.
«Il me semble que nous avons la chance d’avoir un régulateur régional, la banque centrale des états d’Afrique de l’ouest (BCEAO), qui a des procédures très claires et très strictes quand il s’agit de blanchiment et de lutte contre le blanchiment d’argent», s’est réjoui M. Fofana.
S’agissant des audits sans suites judiciaires au Sénégal, M. Fofana a estimé qu’il est important d’envoyer ds signaux forts.
«Je pense que c’est important d’envoyer le bon message aux marchés financiers», recommande-t-il. «Et ce message inclut des éléments de responsabilité : que les gens soient tenus responsables de les actes», a-t-il précisé.
A l’en croire, ces démarches d’audits bien menés sont des messages que le marché apprécie. «Parce qu’il le factorise, dans le calcul du risque du pays. Et plus ces éléments sont forts et en place, moins le risque du pays est perçu comme bas ; et ça rentre dans les indicateurs de gouvernance et autres», a expliqué le banquier.
C’est dans ce sens que le Sénégal est bien noté en Afrique subsaharienne.
«A l’arrivée aujourd’hui, le Sénégal, dans une étude de la banque mondiale (BM), a des indicateur de gouvernance qui sont sensiblement supérieurs à ceux de la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne ; par conséquent, j’estime qu’il y a des chose qui sont en train d’être faites pour s’assurer que ces indicateurs ressortent de manière positive», a-t-il ressorti.




Charles Thialice SENGHOR

Dimanche 22 Mai 2011 - 13:58



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter