Des primes à la hausse pour les Bleus mondialistes

Profitant de l’augmentation des dotations versées par la Fifa, les joueurs pourraient toucher 330 000 euros en cas de succès.



Le retour des primes. Mises de côté depuis la fin de l’Euro 2012, et«jusqu’à nouvel ordre» par le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, les gratifications s’apprêtent à revenir sur le devant de la scène avant la grand-messe brésilienne. Ainsi, pour leur qualification à la Coupe du monde 2014, les Bleus n’ont jusqu’à présent pas touché un centime de récompense. Un choix que Le Graët avait justifié, sur RMC, après le barrage retour victorieux contre l’Ukraine (3-0): «Les récompenses par l’argent ne me conviennent pas.»
Cependant, à défaut de prime de résultats, les internationaux se sont rattrapés avec leur prime de droit à l’image, qui a augmenté de 10 000 à 15 000 euros par match. Au final, le manque à gagner pour les hommes de Didier Deschamps ne s’est pas avéré si considérable que cela. Surtout qu’un beau parcours au Brésil serait très lucratif pour eux.
En effet, comme l’avait affirmé le président de la FFF il y a deux mois, les 23 Tricolores qui disputeront la Coupe du monde se partageront un joli gâteau. À condition de voyager loin, évidemment. «On s’est mis d’accord, les joueurs toucheront 30 % des sommes versées par la Fifa, quel que soit le parcours. Pour le premier tour, la Fédération française recevra 5,8 millions d’euros. Ils se partageront donc 30 % de cette somme quoi qu’il arrive. Et si nous allons en quarts de finale, ils auront 30 % des 10,2 millions qui nous seraient alors versés.» Soit, dans le cas d’une élimination au 1er tour, une prime de 75 000 euros par joueur, qui grimperait à 133 000 euros en cas d’accession aux quarts de finale. Et, dans le cas de figure non évoqué par Le Graët d’un second sacre mondial après celui de 1998, chaque Bleu percevrait un bonus d’environ 330 000 euros.

Une autre planète

Un montant en légère augmentation par rapport à ce qui leur était promis il y a deux ans en cas de titre européen en Ukraine (320 000 euros) ou il y a quatre ans lors du Mondial en Afrique du Sud (300 000 euros). Sans parler de 1998, où les mieux servis dans l’effectif d’Aimé Jacquet glanèrent 244 000 euros. Cette hausse n’est pas liée cependant à une générosité subitement accrue de la FFF, mais aux finances de la Fifa qui, de toute évidence, ne connaissent pas la crise.
En effet, en 2010, le montant des primes de résultat versées par l’organe dirigeant du football mondial s’élevait à 307 millions d’euros. En 2014, la cagnotte atteint les 425 millions d’euros, soit une augmentation de 37 %. Ainsi, le vainqueur de la finale au Maracana le 13 juillet prochain, empochera 25,6 millions d’euros, contre «seulement» 21,9 millions il y a quatre ans à Johannesburg.
D’une certaine manière, il apparaît logique que les joueurs, les principaux acteurs de la fête, touchent eux aussi les dividendes de cette augmentation. Même si les chiffres avancés ne manqueront pas de susciter les critiques, tout en laissant songeurs d’autres sports collectifs hexagonaux. Comme le handball, dont les joueurs avaient touché 50 000 euros pour leur sacre olympique en 2012 à Londres, puis 40 000 euros en janvier dernier après leur titre européen. Ou les rugbymen tricolores, qui auraient empoché 180 000 euros en cas de succès sur la Nouvelle-Zélande en finale du Mondial 2011. Des montants sans commune mesure avec des footballeurs évoluant sur une autre planète. Comme l’avait démontré la prime d’un million d’euros par joueur évoquée au PSG en cas de succès en Ligue des champions et démentie ensuite, sans que le montant réel soit révélé, laissant libre cours aux spéculations. Mais pour Noël Le Graët, l’essentiel réside ailleurs que dans ces primes: «Je peux vous certifier que l’argent n’est pas un moteur pour les joueurs de l’équipe de France. Ils sont très attachés au maillot et ont vraiment envie de bien faire.»

lefigaro.fr

Jeudi 15 Mai 2014 - 11:35



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