Des proches de disparus lors d'une journée de commémoration à Lamwo, dans le nord de l'Ouganda, en août 2013.

Le 30 août marque la journée internationale des personnes disparues. En Ouganda, pays marqué par plus de 20 ans de guerre contre la terrible Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, les enlèvements d'enfants ont longtemps été un fléau pour les populations du nord du pays, qui pansent encore leurs plaies.



Près de 10 000 personnes sont portées disparues en Ouganda. Résultat de la terreur qu'a fait régner la LRA dans le nord depuis la fin des années 80 à 2006, quand les rebelles ont été chassés du pays. L'enlèvement d'enfants, particulièrement, a longtemps été la marque de fabrique du mouvement de Joseph Kony. Ce sont eux qui ont fourni les rangs de la sanguinaire rébellion.

L’organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, estime qu'en près de 20 ans, plus de 20 000 mineurs ont été enlevés. Près de la moitié ne sont jamais réapparus. Sont-ils morts ? Ont-ils fui la LRA sans retrouver leur famille ? Restent-ils soldats dans les forêts limitrophes de l'Ouganda ou se cache désormais le mouvement ? Autant de questions sans réponses pour leurs familles.

Enlèvements dans les pays voisins

En cette journée mondiale des disparus, les témoignages refont surface. Comme ce terrible récit recueilli par le Comité international de la Croix-Rouge dans l'extrême nord de l'Ouganda, d’un père qui attend toujours le retour de son fils et qui, de désespoir, a tenté de se suicider.

Aujourd’hui l’Ouganda panse ses plaies, mais les enlèvements par la LRA ont continué dans les pays voisins où la rébellion a trouvé refuge. Depuis 2008, 4 000 personnes, essentiellement des enfants ont été enlevées au Soudan du Sud, au Congo ou encore en Centrafrique, selon Human Rights Watch.



Dimanche 31 Août 2014 - 03:09



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