Des terroristes mènent deux prises d'otages simultanées en région parisienne



La fermeture du périphérique parisien dans les deux sens de circulation a engendré un gigantesque capharnaüm dans l'est de la capitale. Les portes Dorée, de Montreuil, de Vincennes et de Saint-Mandé ont été fermées à la suite de la prise d'otage.
 

 
 

Les messages d'alerte affichés sur les panneaux lumineux tout au long du périphérique avertissent du blocage de la circulation sur le secteur de Vincennes. Ils n'ont pas suffi à dissuader des milliers d'automobilistes de s'engouffrer dans une impasse. Des dizaines de camions sur les files de gauche et des milliers de voitures sont donc bloqués depuis 14 heures à la hauteur de Montreuil sur le périphérique intérieur et le périphérique extérieur est bloqué porte Dorée. Les véhicules bloqués sur la voie extérieure sont contraints de faire demi-tour sur le périphérique, de remonter la voie à contresens pour s'échapper par le bois de Vincennes.
 

 
 

Paralysés dans des kilomètres d'embouteillages, les automobilistes restent néanmoins calmes. Peu de coup de coups de klaxon et d'accélérations rageuses pour gagner un mètre. Seuls les incessants cris des sirènes de police et de pompiers et les sifflets des agents rythment l'attente des prisonniers provisoires du périphérique. «  Nous sommes informés de la situation par la radio. Nous savons ce qui se passe  », témoigne le jeune conducteur d'une Kia rouge. Au côté de son véhicule, un routier baisse sa fenêtre et interpelle  : «  C'est la guerre civile. Mais heureusement que la police fait bien son boulot  », sans acrimonie envers le brigadier qui, à quelques mètres, lui interdit le passage.  
 

 
 

«  Vivement que tout cela prenne fin  », s'inquiète un artisan à bord de sa camionnette, «  Comment savoir quand nous allons sortir de là alors que je dois chercher mes enfants  ». «  Nous ne sommes plus en sécurité  », soupire Rubis, la trentaine. «  Le pays est paralysé depuis deux jours  » poursuit son conjoint. Mais la jeune femme relativise sa situation. «  Nous sommes bloqués ici, mais le plus triste c'est pour les gens qui sont pris en otage.  »


LeMonde

Vendredi 9 Janvier 2015 - 16:14



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