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Détention de Karim Wade: La Raddo appuie le Groupe de Travail de l’Onu

La Raddho est en phase avec le Groupe de travail des Nation unies sur la détention de Karim Wade. En effet, Aboubakry Mbodj et Cie juge que le fils de Me Wade ne peut plus être maintenu en prison après l’avis rendu par ledit groupe car la jugeant illégale.



« Considérant que le Groupe de travail  n’a fait que confirmer l’avis numéro 4-2015 qui a été adopté le 20 avril 2015, dans lequel avis le groupe s’adresse à l’Etat du Sénégal. Nous considérons qu’aujourd’hui, il y a beaucoup de polémiques alors que c’est l’Etat du Sénégal qui est visé. Et quand on parle de l’Etat, c’est le président de la République qui en est le chef suprême. Et le Sénégal  étant membre non permanant du Conseil de sécurité des Nations Unies devrait aujourd’hui donner  suite à l’avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire », a déclaré le secrétaire général du Raddo.

Aboubakry Mbodj qui s’exprimait sur les ondes de la Rfm exige alors de l’Etat de respecter l’avis et de libérer Karim Wade car, déclare-t-il : « nous le disons parce que nous considérons que ignorer la recommandation d’un organe rattaché au Conseil des Droits de l'homme des Nations-Unies, constituerait un manquement injustifiable». 


Mardi 2 Février 2016 - 08:27




1.Posté par Leuk le 02/02/2016 15:28
Au même moment il y a l'autre Mbodji, celui du M23, qui dans une fanfaronnade qu'il partage avec les Zahara Iyan Thiam et Me Ngom, cherche à enfoncer le clou, avec des arguments fallacieux du genre à nous faire avaler que :

l'avis du Groupe de Travail de l'ONU ne concerne que la détention provisoire avant le procès.

C'est bien plus que cela : la détention ils ont dit, et ce depuis réception de la requête des avocats de Karim Wade.

Et voilà ce qui a été réaffirmé sur par le Groupe de Travail, sur son site officiel :
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Dans son Avis No. 4/2015 adopté le 20 avril 2015, le Groupe de travail a déterminé comme étant arbitraire LA PRIVATION DE LIBERTE dont a été victime M. Karim Wade et a demandé au gouvernement du Sénégal de bien vouloir prendre les mesures nécessaires afin de remédier à cette situation en conformité avec les principes et normes de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques -
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lien : http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=16996&LangID=F#sthash.dqd5pG4k.dpuf
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2.Posté par Leuk le 02/02/2016 15:39
EXTRAITS DE L'AVIS DE 2015 :

* dans son préambule :
_____________________
2. Le Groupe de travail considère que la privation de liberté est arbitraire dans les cas suivants:
a) Lorsqu'il est manifestement impossible d’invoquer une base légale quelconque qui la justifie (comme le maintien en détention d’une personne au-delà de l’exécution de la peine ou malgré une loi d’amnistie qui lui serait applicable) (CATÉGORIE I);
b) [....]
c) Lorsque l’inobservation, totale ou partielle, des normes internationales relatives au droit à un procès équitable, établies dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans les instruments internationaux pertinents acceptés par les États concernés, est d’une gravité telle qu’elle confère à la privation de liberté un caractère arbitraire (CATÉGORIE III);
d) [....]
e) [....]

* en conclusion :
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Avis et recommandations
47. À la lumière de ce qui précède, le Groupe de travail est d’avis que la privation de liberté de Karim Wade est arbitraire en ce qu’elle est contraire aux articles 9 et 10 de la DUDH ainsi qu’aux articles 9 et 14 du PIDCP, et relève ainsi des catégories I et III des critères applicables à l’examen des affaires soumises au Groupe de travail.
48. En conséquence, le Groupe de travail demande au Gouvernement de la République du Sénégal de prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice subi, en prévoyant une réparation intégrale conformément à l’article 9(5) du PIDCP.
49. Le Groupe de travail rappelle que le Conseil des droits de l’homme a demandé à tous les États de coopérer avec le Groupe de travail, de tenir compte de ses avis et de prendre les mesures appropriées pour remédier à la situation des personnes privées de leur liberté, ainsi que d’informer le Groupe de travail des mesures qu’ils auront prises . En conséquence, le Groupe de travail requiert la coopération pleine et entière de la République du Sénégal dans la mise en œuvre de cet avis pour effectivement remédier à une violation du droit international.

[Adopté le 20 avril 2015]

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