Détournement dans le secteur agricole : le CNCR demande à Wade de voir son entourage.


L’inquiétude commence à gagner le monde rural avec la rareté de la pluie ces dernières semaines. Mais, le monde rural est au cœur de ces dernières actualités autrement avec les sorties du Président sur d’éventuels détournements de subventions. Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) est en phase mais demande à Me Wade d’aller jusqu’au bout.



Le CNCR par la voix de son secrétaire général demande à Me Wade de voir dans son entourage mais aussi d’aller jusqu’au bout pour mettre la lumière sur ces affaires qui portent préjudice à plus de 60% de la population du Sénégal.

Ce vendredi lors de la cérémonie de remise officielle de matériel agricole au Syndicat national des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs du Sénégal (Synaep Japandoo), Me Wade disait : « L’argent déboursé en direction des paysans n’arrive pas aux paysans. Je ne veux plus de ça. Car, il y a beaucoup de fraudes dans les déclarations de livraison. La gendarmerie est en train de mener une enquête et le dossier sera transmis à la justice. Je serai inflexible. »

Seulement sur la décision d’éliminer tous les intermédiaires avec le monde paysan dans la transmission des intrants et du matériel agricole et de mettre en scelle le syndicat, le CNCR n’est pas d’accord. Selon Boubacar Cissé, secrétaire général du CNCR interrogé par la RFM, son organisation n’a jamais été d’accord sur la mise sur pied de ce syndicat sur initiative du chef de l’Etat, en contradiction avec les règles démocratiques, syndicales.

« Je travaille pour vous et non pour les intermédiaires. Ces derniers n’ont qu’à changer de métier. Je ne leur donne plus aucune possibilité d’agir », a dit en tout cas le Président aux syndicalistes représentant les agriculteurs, les éleveurs et pêcheurs.

NDiaga Diouf

Samedi 14 Août 2010 - 17:06




1.Posté par fils de paysan le 17/08/2010 21:58
Si WADE voulait régler le problème des intermédiaires, il l'aurait fait depuis longtemps. En tant que Chef d'Etat il connait plus que tout autre personne les chemins empreuntés par les sous financés dans l'agriculture. La vérité est que la plupart de ces intermédiaires font partie de ses alliés politiques donc il ne les arrêtera pas de peur de les frustrer et d'être sanctionné durant les prochaines élections.

Il faut savoir par ailleurs que le syndicat est déjà infiltré par ces gars qu'on appelle intermédiaires et qui sont des hommes d'affaires souvent politiciens partisans du régime. Par conséquent, ce n'est pas avec ce syndicat trop politisé qu'on va régler la question des intermédiaires.

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