Deux dossiers sensibles rouverts en Côte d’Ivoire

À quelques jours de la visite en Côte d'Ivoire de François Hollande, la justice ivoirienne annonce que des initiatives seront prises dans deux affaires qui préoccupent Paris et Abidjan. Celle du journaliste franco-canadien Kieffer, disparu il y a dix ans, et celle d’Yves Lambelin patron de la Sifca, tué à la fin de la crise post électorale de 2011.



L'enquête sur la disparition de Guy-André Kieffer devrait reprendre prochaînement, avec de nouveaux interrogatoires, selon la justice ivoirienne.
L'enquête sur la disparition de Guy-André Kieffer devrait reprendre prochaînement, avec de nouveaux interrogatoires, selon la justice ivoirienne.

Alors que le président français doit se rendre en Côte d’Ivoire le 17 juillet prochain, la justice ivoirienne entend faire savoir qu'elle travaille et ne laisse pas dormir les affaires qui préoccupent Paris et Abidjan. Jeudi, le ministre ivoirien de la Justice annonçait que les juges allaient reprendre les interrogatoires dans le dossier Guy André Kieffer, ce journaliste franco-canadien disparu assassiné il ya dix ans.

Selon une source proche du parquet, les juges pourraient convoquer Simone Gbagbo, l'ex-Première dame, dont le nom est intimement associé à ce dossier. Le juge français Patrick Ramael l'avait déjà entendue en 2009 à Abdijan. Les magistrats ont d'ores et déjà une liste de personnes qu'ils souhaitent interroger, mais ils n'entendent pas la dévoiler pour éviter que des témoins clés disparaissent. Parmi les personnes actuellement sous les verrous, l'ancien chef de la sécurité de Simone Gbagbo, Anselme Seka Yapo aurait joué un rôle clé dans l'assassinat du journaliste. (→  À (RE)LIRE : Côte d’Ivoire: vers une réouverture du dossier Guy-André Kieffer ? )

L'autre dossier qui intéresse Paris, c'est celui du meurtre d'Yves Lambelin, le patron de la Sifca assassiné durant la crise postélectorale de 2011. Les juges devraient organiser en septembre 2014 une reconstitution des faits. Dans cette affaire les principaux suspects sont déjà sous les verrous.


Toujours dans la perspective de la visite à Abdijan du président Hollande le 17 juillet prochain, les avocats de Michel Gbagbo, le fils de l'ancien président ivoirien demandent au chef de l'état français de se pencher sur le cas de Michel Gbagbo. Il possède la double nationalité française et ivoirienne et il est victime selon ses avocats de harcèlement de la part des autorités ivoiriennes qui l'empêchent de quitter le territoire.

Michel Gbagbo souhaite se rendre en France pour répondre à un juge suite à la plainte qu'il a déposée contre Guillaume Soro et plusieurs commandants de zone pour enlèvement, séquestration et traitements inhumains. Michel Gbagbo a par deux fois été empêché de quitter le territoire sans que la justice ne lui ait signifié d'interdiction de sortie de territoire. Maître Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo, revient sur ce dossier.

 

Malheureusement en Côte d'Ivoire, il (Michel Gbagbo) ne bénéficie pas du respect de ses droits, et on est obligé de solliciter le président Hollande pour qu'il soit vigilant sur ce point


Dépéche

Samedi 5 Juillet 2014 - 11:52



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