Développement du tourisme religieux, des projets d’hôtels à Touba, Tivaouane…




Le Sénégal organise du 28 au 30 mai 2010, son salon du tourisme dénommé TICAA (Tourisme, Industries, Culturelles et Artisanat d’Art). En prélude à cette rencontre, le ministre du tourisme, de l’artisanat et des relations avec le secteur privé et le secteur informel a rencontré la presse. Thierno Lô est revenu à l’occasion sur plusieurs mesures de relance de la destination Sénégal.



Développement du tourisme religieux, des projets d’hôtels à Touba, Tivaouane…


« Aujourd’hui des marchés se détournent du Sénégal vers d’autres pays d’Afrique comme le Cap-Vert, l’île Maurice, le Kenya ou l’Afrique du Sud ». Le ministre du tourisme qui fait ce constat ne se contente plus du fait que notre pays reste la première destination en Afrique de l’Ouest. Voilà pourquoi l’objectif général du salon du tourisme est de promouvoir la destination Sénégal.
Lors de cette rencontre, le ministre Thierno Lô est revenu sur ce qui selon lui « constitue les atouts de la destination Sénégal, c’est le tourisme culturel, le tourisme religieux ou encore les valeurs qui fondent la société sénégalaise comme la Téranga. » D’ailleurs le slogan de ce salon qui est prévu pour être annuel est : « Dakar vous accueille au pays de la Téranga ».
Parlant du tourisme religieux, le ministre qui met en avant toutes les fêtes religieuses chez-nous révèle que : « des projets de construction d’hôtels sont sur sa table notamment pour la ville sainte de Touba, des promoteurs sont même allés voir le Khalif pour la mise en œuvre de leur projet mais tout doit-être fait dans les règles de l’art ». C’est ici que le ministre appelle tous les sénégalais à faire de telle sorte que : « tourisme ne rime plus avec prostitution et drogue et qu’on cesse de poser un regard dégueulas sur le Sénégal ».

Pour le tourisme en Casamance, le ministre ne nie pas les difficultés, mais met en avant les efforts fournis pour ouvrir les hôtels fermés et développer les potentialités culturelles. La crise ne doit pas selon Thierno Lô « tuer le secteur dans le Sud du pays » et il parle même de « tourisme de diplomatie ». C’est ce même combat qui est mené partout pour assainir le milieu, lutter contre l’illégalité et la clandestinité. Pour Thierno Lô : « on ne peut pas être dans l’anarchie et vouloir se développer ».

Le monument de la Renaissance africaine s’est invité dans les discussions. Pour le ministre « le monument est un moyen de promotion du tourisme, le débat qui est fait autour de ce monument a déjà fait sa promotion ». D’autres actes sont posés pour la relance du secteur touristique comme : « le projet d’harmonisation de la formation hôtelière mais surtout des partenariats avec des investisseurs espagnols et sénégalais pour le développement du tourisme dans la zone de Mbodjiéne ».
Le tourisme représente 6% du PIB sénégalais et compte 100.000 emplois directs et indirects.

NDIAGA DIOUF

Jeudi 25 Mars 2010 - 19:20



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