Dialogue au Burundi: la lente médiation ougandaise

Le Burundi semble avoir franchi un nouveau palier dans la violence vendredi, après une attaque coordonnée de trois camps militaires et des affrontements qui ont suivi, et qui ont fait près de 90 tués, parmi lesquels quelque 80 civils, des insurgés, assure un pouvoir burundais accusé de dizaines d’exécutions extrajudiciaires. Dans ce contexte, le dialogue est plus que jamais souhaité au Burundi et ailleurs. Problème, la médiation prend du temps.



Pour la communauté internationale, une course contre la montre est engagée en vue d'empêcher le Burundi de sombrer dans la guerre civile, après les affrontements du week-end dernier, les plus sanglants depuis le début de la crise au Burundi fin avril, née de la volonté du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat. Et le président ougandais Yoweri Museveni, médiateur désigné pour la région, est désormais sur la sellette. La communauté internationale le presse de relancer un dialogue interburundais en panne depuis juillet, juste avant une présidentielle boycottée par l'opposition burundaise et dénoncée par la communauté internationale.
 
D'abord la faute aux présidentielles en Ouganda, selon des sources diplomatiques. Candidat à sa propre succession pour la énième fois, le vieux président ougandais est occupé à faire campagne dans son pays. Mais au-delà de cet aspect, il y a deux écueils qui ont fait traîner les choses en longueur. L'Ouganda a proposé une liste de 23 personnalités burundaises invitées pour la reprise d'un dialogue censé mettre fin aux violences au Burundi. Des ministres, des représentants du parti Cndd-FDD au pouvoir, ainsi que des partis et des organisations de la société civile qui lui sont proches.
source:rfi.fr

Dior Niang

Mardi 15 Décembre 2015 - 07:29



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