Dialogue en RDC: l’Eglise catholique pose ses conditions

En République démocratique du Congo, le dialogue politique, convoqué par le président pour préparer les prochaines élections, se tient toujours sans les principales forces de l'opposition. La Conférence des évêques (Cenco) participe aussi à ce dialogue et ce matin et était présente aux travaux ce mardi



Le message qu’on voulut faire passer les évêques, c’est d’abord un appel à participer au dialogue. Les évêques rappellent que depuis 2011 et la dernière présidentielle contestée, ils n’ont cessé d’appeler de leurs vœux l’ouverture d’un dialogue et qu’ils renouvellent cet appel. Que toutes les forces vives « privilégient l’intérêt supérieur de la République et apportent leur concours à la relance du processus électoral

Ce que demande l’Eglise catholique, c’est de donner une chance à un dialogue sincère et franc, mais la Cenco pose un cadre. D’abord, il faut que le dialogue soit inclusif et pour cela, disent les évêques, le gouvernement doit poursuivre les mesures de décrispation, libération de prisonniers politiques et réouverture des médias proches de l’opposition. Deuxième condition : le respect absolu de la Constitution et notamment de ses articles « verrouillés ». Les évêques précisent : les articles de la Constitution ayant trait au mandat présidentiel et à l’alternance démocratique.

 Le dialogue inclusif et le respect absolu de la Constitution sont donc les conditions posées par la Cenco à sa participation au dialogue et dans son communiqué, la conférence épiscopale le précise bien, elle se réserve le droit de se retirer si ce cadre est violé. Les évêques souhaitent en tout cas que la communauté internationale et notamment le groupe de soutien fassent le suivi des recommandations issues du dialogue pour éviter de nouveaux blocages qui « résulteraient de la mauvaise foi de l’une ou l’autre des parties ».

 En marge de cette déclaration, le président de la Cenco, monseigneur Marcel Utembi Tapa, évêque de Kisangani, a rencontré le chef de la Monusco, Maman Sidikou et le nonce apostolique, monseigneur Luis Mariano Montemayor. L’objectif est de coordonner les différentes initiatives de bons offices entre l’Eglise catholique et la mission onusienne.


source: Rfi.fr



Dieynaba Faye et Aminata Diouf (stagiaires)

Mardi 6 Septembre 2016 - 16:00



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