Diourbel- Lutte contre la malnutrition: L’exode rural des femmes et leur non accès aux terres, la source du mal



Une réunion de suivi des interventions de la Cellule de lutte contre la malnutrition qui s'est tenue à la gouvernance de Diourbel. Il s’agit de faire le point sur les performances du Programme de renforcement de nutrition et  de partager les nouvelles orientations et défis de la Cellule de lutte contre la malnutrition.  Les acteurs  de développement affirment  que la malnutrition globale dans la zone de Bambey est liée à l’exode rural des femmes mais aussi à leur non accès aux terres.
 
La situation  de la malnutrition au niveau de la région est  précaire. Selon la responsable du bureau exécutif régional de la Cellule de lutte contre la  malnutrition, la  dernière enquête relative  à la malnutrition et à la sécurité alimentaire fait état d’un taux de malnutrition global de 9,4%. Et  au niveau du département de Bambey, le taux de malnutrition global se situe  à 10.2%, au niveau de Diourbel, le taux se situe à 9,7% et à Mbacke 7,9%.  Ces résultats comparés aux résultats de l’enquête SMART 2012, dira Mme Nene Awa SY, “il y a  une petite augmentation du niveau de malnutrition aigue global puisqu’on était à 7,9% en  2012. Mais globalement au niveau de la malnutrition aigue sévère,le taux ne dépasse 1%. Selon les normes de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS), quand le taux de malnutrition ne dépasse 2%, on dit qu’on est arrivé à contenir la malnutrition”.
 
Et elle poursuit que “s’il y a problème, c’est surtout au niveau du département de Bambey ou nous étions tout juste dans 3 collectivités locales. C’est 2013 que nous avons enrôlé  5 nouvelles communautés rurales et cette année 2014 nouvelles communautés rurales pour pouvoir couvrir tout le département. C’est un département assez vaste ou il faut renforcer le dispositif avec le recrutement de nouveaux relais communautaires. Nous allons impliqués les collectivités locales, les infirmiers chef de postes, les districts sanitaires  tous les  acteurs pour pouvoir améliorer la couverture de la cible  ensuite améliorer la qualité des services en encadrant beaucoup les relais communautaires avec l’appui de tous les partenaires”.
 
Le médecin chef adjoint du district sanitaire de Bambey souligne  que “la mobilité des femmes et  le non accès de ces femmes à la terre sont les principales causes de la malnutrition chez les enfants de Zéro à 59 mois. Ces femmes  sont souvent à Dakar et s’activent dans le commerce“. Et pour Nene Awa sy, les enfants son laissés avec leurs grands-mères. Il y a souvent des problèmes d’allaitement de ses enfants et on leur donne très tôt de l’eau. Et si cette eau n’est pas potable, cela donne souvent des maladies diarrhéiques. Ce qui influe sur la situation nutritionnelle des enfants. Des campagnes  de sensibilisation et des campagne de mobilisation sociale  seront menées avec les mères gardiennes d’enfant a-t-elle martelé.
 
Sud quotidien


Jeudi 8 Mai 2014 - 15:17



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