Direct Procès Habré: les avocats commis d’office veulent le respect de l’ordre public procédural



Direct Procès Habré: les avocats commis d’office veulent le respect de l’ordre public procédural
A la reprise de l’audience à 14 heures, les avocats commis d’office attaquent par une observation. Me Abdou Gningue qui soulève la question, sera renforcé par son collègue Me Mounir Ballal. Selon le premier nommé, c’était Bandjim Bandoum (commission rogatoire internationale France) qui était programmé ce matin, «donc nous avons été surpris de voir que c’est Daniel Fransen, (juge Belge) qui a comparu. Nous croyions que nous allions rester plusieurs jours avec Bandjim Bandoum», plaide-t-il en martelant qu’ «un ordre public procédural doit être respecté». Les avocats commis d’office pour assurer les intérêts d’Hissein Habré estiment par ailleurs «que ce n’est pas dans nos mœurs qu’un magistrat qui a effectué des actes d’instruction dans un dossier puisse venir comparaître, prêté serment et déposé des faits sur lesquels il a instruits». La chambre attend une requête écrite pour pouvoir apprécier. Ce, d’autant plus que déclare le président Gustave Kam «Daniel Fransen était sur la liste et que (les avocats commis d’office) avait toute la latitude de faire la requête». 

Et en ce qui concerne Bandjim Bandoum, ce dernier selon les propres termes du président des Chambres Africaines Extraordinaires (CAE), a eu des difficultés liées au voyage. A l’aéroport, ce témoin a été bloqué parce qu’on lui demandait de présenter un visa d’entrée au Sénégal, ce qui fait qu’il n’a pas pu embarquer. Ce qui a obligé la chambre d’inter-changer les témoins dans la mesure où Daniel Fransen était déLes avocats commis d’office qui entendent déposer leur requête «souhaitent dans la mesure du possible, qu’avant toute levée de l’audience qu’il soit décliné les noms des témoins qui comparaîtront le lendemain». Ladite proposition adoptée par le juge, le débat est ainsi clos. Et le juge Belge qui a émis un mandat d’arrêt contre Hissein Habré, est interrogé par Me Abdou Gningue qui l’interpelle sur la commission rogatoire que Daniel Fransen a menée au Tchad. 


Pour la robre noire, le juge s’est beaucoup appesanti dans son rapport sur les travaux de la commission d’enquête instituée après la chute du régime Habré. Ce que confirme le témoin en citant par ailleurs d’autres éléments notamment des rapports des organisations gouvernementales, auditions de personnes, constitutions de parties civiles comme sources. Ce, avant de se rendre au Tchad pour enquêter. Le conseil réclame dès lors des «éléments certificateurs » voire des «preuves palpables» qui manquent, dit-il dans son rapport. Le juge Belge cite le témoignage d’un proche d’Habré à savoir Maldoum Abass qui se présente comme «l’aide de camp» de l’ancien président Tchadien. Ce dernier décrit «un homme très fin » et qui a veillé à ne laisser aucune trace. 


Jeudi 17 Septembre 2015 - 16:24



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