Direct Procès Karim : le Substitut du Procureur, Antoine Félix Diome et Alioune Samba Diassé croisent le fer



Direct Procès Karim : le Substitut du Procureur, Antoine Félix Diome et Alioune Samba Diassé croisent le fer
C’est reparti pour une autre audience du procès du siècle. Toujours à la barre, le co-prévenu de Karim Wade, Alioune Samba Diassé répond aux questions du Substitut du Procureur spécial. Antoine Félix Diome souhaite des éclairages sur la dénomination de la Société ABS qui selon lui, initialement s’appelait  Aéroport Bus Sénégal avant de se muer en « Airport Bus Services ». « A partir de quelque moment, le changement est-il intervenu ? », relance le parquet spécial. «Je ne me souviens pas exactement de la date ». Pour le Substitut du Procureur, il s’agit d’un véritable «problème de compréhension » compte tenu du fait que dans les statuts faits le 19 juillet 2002, l’article 3 dit que la dénomination sociale de la société est ABS qui se trouve sur les factures, annonces et autres…


 « C’est une erreur du notaire », dira le co-prévenu. «Il y a contradictions manifestes dans les documents et les dires d’Alioune Samba Diassé », charge le Substitut du Procureur qui indique que « même à l’acquisition, on a continué à utiliser Aéroport Bus Sénégal (ABS) ».  « C’est une grande confusion de la dénomination qui doit déchiffrer le sigle ABS », relance-t-il. Pis, indique-t-il : « Sur le relevé du compte, il est noté Airport Bus Services et on est toujours en 2002 avant l’acquisition de la marque ».  « Pourquoi ne pas poser la question à la banque, ce n’est pas possible, en 2002, je m’appelai Aéroport Bus Sénégal », répond l’accusé qui ne  manque toutefois pas de préciser que « c’est sans aucun doute, une erreur de l’assistante. Car quand il y a eu l’augmentation du capital, je ne m’appelai plus Aéroport Bus du Sénégal. Elle a utilisé un papier en-tête que nous n’utilisions plus ».

 
Ce sont sur ces entrefaites que le conseil de co-prévenu, Me Ousmane Seye a réagi. Ce, pour dire : «Je ne vois l’intérêt de cette question quant au délit de complicité d’enrichissement illicite. Nous ne pouvons pas répondre et nous ne répondrons pas. Ce sont des documents magiques». La robe noire de préciser qu’il lui arriver d’utiliser d’anciennes entêtes.  Réagissant au quart de tour, le Substitut du Procureur de répliquer en ces termes : « La seule différence, c’est que lui (Me Ousmane Seye), il n’a pas acquis de licence de marque ».

 
Autre confusion pour le parquet spécial, « la société selon les statuts, a été constituée le 19 juillet. Alors qu’on a vu dans les relevés un versement le 18 juillet 2002 ». «Franchement, je ne m’en souviens pas », relève Alioune Samba Diassé. Loin d’avoir dit son dernier mot, Antoine Félix Diome revient à la charge pour parler de contradictions dans les déclarations du co-prévenu. Pour dire que dans le cadre des relations de ce dernier avec Abou Khalil lorsqu’ils ont noué un partenariat, Alioune Samba Diassé a dit qu’ «en tant que Directeur commercial d’ABS Corporate, il lui est arrivé de faire le tour des aéroports à la recherche à la recherche de clients, il dit s’être rendu six (6) à sept (7) fois dans un pays, douze (12) fois à Libreville. Ce, alors qu’à l’’interrogatoire, « vous avez dit avoir accepté car il vous enlevait une épine du pied, vous pouviez vous débarrasser un peu de la recherche de marchés à l’international pour faire autre chose ».

 
« C’est une contradiction entre deux déclarations », souligne le Substitut du Procureur. «Il n’y a même pas de semblant de contradiction, pour les voyages, j’ai fait un partenariat gagnant-gagnant. Il vaut mieux mettre la main à la pâte. Si on a gardé cette licence, il a eu à gagner des marchés comme moi », sert le présumé complice de Karim. 


Mardi 23 Septembre 2014 - 14:16



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