« Direct info » vers la grève : les employés convoquent Cheikh Amar



« Direct info » vers la grève : les employés convoquent Cheikh Amar
Le Bureau du SYNPICS (Syndicat National des Professionnels de l’Information et de la Communication) section « Direct Info » tire la sonnette d’alarme sur la situation difficile des travailleurs. Il interpelle directement le président directeur général, M. Cheikh Amar pour qu’il vienne constater de visu ce qui se passe dans la boîte qui va droit au mur. Le mardi 10 mars 2015, le journal Direct Info n’est pas paru du fait que notre logeur a coupé le courant et menace d’expulser le journal des locaux pour non payement de loyer. Cette situation vient encore une fois de prouver les dures conditions que la direction générale fait vivre aux travailleurs.


«Depuis un certain temps, le journal a pris une mauvaise direction avec des censures d’articles sans aucune explication, une pression insoutenable sur les journalistes », sert ledit bureau dans un communiqué parvenu à Pressafrik.com et où «la situation difficile des employés caractérisée par l’absence de contrats, un très bas niveau des salaires, des promesses jusque-là non tenues alors que la reprise du quotidien Direct Info par le promoteur Cheikh Amar avait suscité beaucoup d’espoir du côté des travailleurs », est mise en exergue. La Direction en prend pour son grade. Selon la section « Direct info » du SYNPICS, cette dernière «ayant dès sa première rencontre de prise de contact avec le personnel, promis un changement très rapide, des conditions de précarité jusque-là connues ».

 
«L’attitude du Directeur général de Direct-Info qui refuse d’ouvrir de négociations sérieuses avec le syndicat en préférant jouer avec le temps pour laisser pourrir la situation », charge le bureau qui, après avoir fait le tour de la situation des travailleurs, a retenu une plateforme revendicative en points. A savoir la « régularisation des contrats de travail en bonne et due forme dans un très bref délai ; le respect de la grille salariale de la convention collective des professionnels de l’information et de la communication ; une bancarisation généralisée avec domiciliation de salaires ; le versement des cotisations à l’IPRES, à la Caisse de sécurité sociale et inscription à l’IPM, le renforcement des moyens logistiques ; le transport assuré des journalistes au-delà de 22 heures comme prévu par la convention.


Ainsi, "avec le soutien du secrétariat national du SYNPICS, les employés entendent déposer un préavis de grève dans les prochains jours pour exiger une audience avec Cheikh Amar pour lui faire part de l’ensemble des difficultés que traverse la boîte".
 


Mardi 10 Mars 2015 - 16:20



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