Direct procès Karim : "J’ai des douleurs au niveau des cervicaux", Alioune Samba Diassé qui est dispensé de même que Mbaye Ndiaye



Direct procès Karim : "J’ai des douleurs au niveau des cervicaux", Alioune Samba Diassé qui est dispensé de même que Mbaye Ndiaye
Émaillé d'incidents hier-mardi entre avocats de la partie civile et ceux de la défense de Karim Wade et ses co-prévenus, le procès du siècle a mal commencé ce mercredi matin. Au 6ème jour des interrogatoires, Alioune Samba Diassé se plaint : « J’ai des douleurs atroces au niveau des cervicaux », dit le co-prévenu de Wade-fils. La défense demande le renvoi. Cela n’a que trop duré, on ne peut pas renvoyé à tout bout de champ, sert le parquet spécial qui invite la Cour a continué les débats. « Vous êtes inhumains », réplique la défense d’Alioune Samba Diassé. C’est ainsi que le Président Henry Grégoire Diop suspend la séance pour se prononcer. A l’issue de cinq (5) minutes, la décision tombe : Alioune Samba Diassé tout comme Mbaye Ndiaye sont dispensés d’audience. Ce, jusqu’au lundi prochain. Mais l’audience continue, martèle la Cour.

 
Le Procureur spécial près de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), prend la parole pour revenir sur les nouvelles pièces versées dans le dossier et que la défense demande de rejeter. Pour Alioune Ndao, «on ne peut pas obliger le parquet spécial d’aller chercher toutes les pièces pour les fournir à la défense de Karim, aucun texte de procédure pénale ne le prévoit ». Pis, rage le bras armé du recouvrement des deniers publics, « comment un prévenu qui a refusé de répondre aux questions, peut-il obliger une partie à faire une chose». Selon lui, « l’égalité des armes aurait voulu que le prévenu réponde d’abord aux questions pour se permettre de faire des demandes ».

Paraphrasant le célèbre détenu de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss qui répétait que tant qu’on ne laissera pas Bibo Bourgi allait se soigner, il ne répondrait pas aux questions, le Procureur spécial de lui apporter la réplique en ces termes : « Tant que Bibo Bourgi ne sera pas à la barre et que lui-même (Karim) n’aura pas répondu aux questions, nous ne lui fourniront aucune pièce ».

 
Embouchant la même trompette, le Substitut du procureur de marteler que les avocats de Karim demandent la communication des pièces par le parquet spécial et de leur donner un délai de 24 heures pour consulter ces pièces alors qu’ils ne font pas. Antoine Félix Diome de préciser qu’ils continueront de verser de nouvelles pièces  au fur et à mesure. Et ce, au temps opportun compte tenu du processus du procès qui démarre à l’enquête préliminaire jusqu’au verdict final. « Il est incohérent de vouloir demander à ce qui doit se dérouler dans le temps, se fasse dès maintenant », tonne le Substitut du Procureur. Ce, au moment où, enfonce-t-il, «la défense ne défend pas les mêmes intérêts. Certains acceptent de répondre contrairement à d’autres ».  


Me Demba Ciré Bathily se dit « choqué » pour les propos du parquet spécial. Pour le conseil de Karim Wade, «la présomption d’innocence, le droit de se taire» sont violés. « Ou on fait du droit ou on ne fait pas de droit, charge la robe noire qui tranche qu’ « un parquet dans le cadre d’une information ne peut pas détenir de pièces ». A la charge, Me Ousmane Seye non moins avocat d’Alioune Samba Diassé, demande à la Cour de rejeter les nouvelles pièces versées par la Parquet spécial. L’audience est de nouveau suspendue pour 15 mn pour que la Cour prenne sa décision.
Une décision qui est la suivante : Toute pièce non cotée devra être impérativement communiquée aux différentes parties qui ont la latitude de demander un délai pour pouvoir consulter lesdites pièces sans pourtant que l’audience de soit renvoyée. 





Mercredi 24 Septembre 2014 - 13:33



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