Direct procès: Karim et Cie renvoyés à lundi



La décision vient de tomber. Karim Wade et ses présumés complices dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis viennent d'être renvoyés. Ce, jusqu'au lundi prochain. Date à laquelle, le fils du président sortant Wade sera de nouveau extrait de sa cellule de la Maison d'Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss. 


Le principal point d’achoppement de l'ouverture du procès a été la constitutionnalité ou non de Me Souleymane Ndéné Ndiaye, dernier premier ministre de Wade, Me Madické Niang, ministre sous le régime Wade et Me El Hadji Amadou Sall, responsable du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) en tant qu'avocats de Karim, fils du prédécesseur de Macky Sall.  C'est un conflit d'intérêts qui se pose selon les avocats de l'Etat du Sénégal, Me El Hadji Diouf et Cie tandis que de l'autre côté, on indique que l'Etat a tout simplement peur. La Cour se prononcera sur ce point en délibéré lundi. 


En effet, "je ne pensais pas que la mauvaise foi pouvait aller jusqu'à une aussi importante Cour après avoir occupé de hautes fonctions dans ce pays qu'on n'était pas agents de l'Etat. C'est pourquoi, je leur ai posé la question de savoir si Monsieur le Premier ministre, si messieurs les ministres concernés, en l'occurence Souleymane Ndéné Ndiaye et Me Madické Niang, El Hadji Amadou Sall et Alioune Badara Cissé (ABC) s'ils étaient des agents de la CIA, des services de renseignements américains ou des agents doubles,...", ironise Me El Hadji Diouf. 


La réponse de ABC ne tarde pas. "Nous ne sommes pas des agents de l'Etat", dit l'ancien ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement d'Abdoul Mbaye, le prédécesseur d'Aminata Touré à la Primature sous Macky. Pour l'heure, la fourgonnette qui avait acheminé Wade-fils de Rebeuss au Palais de Justice ce matin, est entré dans la cave du Tribunal sans doute pour reprendre le chemin adverse avec Karim à bord.
Un procès qui est parti pour durer en raison de cette déclaration du Président de la CREI, Henry Grégoire Diop qui répondant à une exception de nullité soulevée par la défense du célèbre détenu, rétorque: "Nous sommes prêts à faire six (6) mois s'il le faut".  


Jeudi 31 Juillet 2014 - 19:45



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