Direct procès de Karim: "Président, si je mens ma tombe m'attend" témoignage du gendarme



Le jugement de Bachir Diawara suit son cours. Pour avoir commis l'inadvertance de troubler l'audience du procès de Karim, hier, l'ancien directeur de cabinet de Wade-fils, fait face à la Cour de Répression de l'Enrichissement Illicite (CREI). Selon la déposition des gendarmes, en plus de refuser d'obtempérer aux consignes données par les préposés à la sécurité au sein de la salle d'audience, Mouhamed El Bachir Diawara a tenu des propos de défiance envers les forces de l'ordre en dehors de la salle.

« Je suis en phase avec le gendarme qui m'a interpellé auquel j'ai posé la question de savoir de quoi je me suis rendu coupable et il n'a pas pu me répondre c'est ainsi que je l'ai suivi » sert Bachir Diawara qui poursuit: « Je suis surpris de la déclaration du deuxième gendarme. Tout ce qu'il a dit c'est une appréciation personnelle. Je n'ai pas opposé d'acte de résistance ». 


Version que réfute le gendarme qui en réitérant son serment, soutient: « Je n'ai pas intérêt à mentir. Si c'était le cas ma tombe m'attend en dehors du tribunal », . Lorsque le Substitut du Procureur spécial, a pris la parole, il a demandé à l'ancien Directeur de cabinet de Karim son opinion sur le procès. « Pensez-vous que ce procès est politique ? », a lancé Antoine Félix Dione. « Je ne répondrais pas à cette question pour prêter le flanc. Je vous demande de laisser cette question au débat public. Même si je ne suis pas d'accord avec certains éléments de la CREI, je ne pense pas que c'est ici le lieu de le dire ».


Le président Henri Grégoire Diop, n'a pas raté les robes noires. Selon lui, le public est à l'image des avocats. « Les avocats sont les premiers à faire des actes peu recommandables envers la Cour. Donc, ce respect devrait commencer par vous les avocats », lance le président de la Cour.


Jeudi 6 Novembre 2014 - 14:11




1.Posté par Leuk le 06/11/2014 17:07
On ne saurait remettre en cause le professionnalisme de nos magistrats. Loin de là!
Aussi le Procureur Spécial et son Substitut sont dans leur rôle.

N'empêche, le procès de Karim Wade est éminemment politique, de même que toutes les autres les affaires traitées par la CREI.
La Traque des Biens Supposés Mal Acquis elle-même est d'essence politique.
C'est la Justice de Vainqueurs.

Un procès politique confié à des magistrats professionnels.
Et ce n'est pas la première fois dans l'histoire du Sénégal. Et le Sénégal et la France kif-kif.

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