PRESSAFRIK.COM ,  L'info dans toute sa diversité



Direct procès de Karim et Cie : les ABS passées au peigne fin

L’audition des prévenus se poursuit à la salle 4 du Palais de Justice de Dakar. Ibrahim Aboukhalil dit Bibo Bourgi est au second jour de son audition. Après AHS en début de semaine, il est beaucoup question des ABS ce jeudi, que ce soit ABS SA et ABS Corporate. Le fait que la première société est transférée son contrat d’exclusivité de représentation et de vente de bus à la seconde, moyennant une simple promesse, chiffonne beaucoup la Cour.





En effet, ABS Corporate selon les propres termes du prévenu, «fournit à travers son contrat d’exclusivité, des bus ». Une société qui n’avait pas d’autre personnel que Ibrahim Aboukhalil dit Bibo Bourgi non moins Directeur général. Précise-t-il sur ce point : « C’est incorporé dans la juridiction, ABS Corporate ne nécessite pas plus d’administration que celle-là ». Mieux, sert le présumé complice de Wade-fils : « la société n’avait même pas besoin de Directeur général. C’est le représentant résident qui est le représentant de la société… ».  «Sans personnel, comment peut-on mener ses activités d’assistance technique ? », s’interroge la Cour. La réponse du prévenu ne tarde pas : «L’assistance technique et l’entretien sont réalisés par du personnel de notre partenaire Contract qui le mettait à notre disposition ». 


ABS SA a décroché un contrat d’exclusivité de représentation et de vente de bus et dans ce contrat avec Contract, Alioune Samba Diassé, propriétaire de ladite société, avait l’obligation d’atteindre un nombre précis de ventes de bus. Et Diassé considérait qu’il ne pouvait atteindre cet objectif. Il a fait ce partenariat avec ABS Corporate qui a le contrat d’exclusivité avec Contract qui doit mettre contre rémunération, à la disposition d’ABS Corporate le personnel pour la maintenance et l’entretien des bus. ABS Corporate a utilisé les techniciens de Contract dans le cadre de l’entretien. Tandis que l’assistance a été fournie à ABS SA. La Cour ne comprend  pas qu’on est transféré ce contrat d’exclusivité à une société sans personnel, moyennant une simple promesse de 50 %. 


Jeudi 29 Janvier 2015 - 11:33




1.Posté par Leuk le 29/01/2015 14:52
La Cour ne comprend pas les entreprises modernes sont adeptes de l’Externalisation (Outsourcing). Il s’agit souvent de la sous-traitance d’activités ne correspondant pas au Coeur de Métier de l’entreprise et lui permettant alors de se recentrer sur celui-ci.

Pour commander des bus et les revendre, on a pas forcément besoin de récruter du personnel. Un comptre bancaire, des papiers, un téléphone portable, un stylo et un cachet ça suffit. Et c'est comme ça dans le monde du Business mondial. Un bureau 56e étage à Dubai, un autre Hong-Kong, un autre à Londres, un autre New York c'est comme ça.

Ceux qui vendent la Gomme Arabique produite par notre Sénégal, pays qu'ils n'ont jamais visité, ils fonctionnent comme ça.

La Cour ne saurait alors comprendre qu'Aliou Sall, journaliste affairiste soit aux manettes d'une PETROTIM, société unipersonnelle, concernant surtout le métier du pétrole.

La Cour ne comprend pas !

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter