Direct procès de Karim : toutes griffes dehors, la défénse se bat pour le renvoi



Direct procès de Karim : toutes griffes dehors, la défénse se bat pour le renvoi
L’audience de ce mercredi suspendue à 13 heures sur une question du Président Henry Grégoire Diop à savoir : « Est-ce que leur client souhaite ou non être entendu ? ». La réponse de la défense de Bibo Bourgi, ne tarde pas à l’issue de la pause.  Ce, par la voix de Me Leïty Ndiaye pour asséner à la Cour que leur client est dans l’impossibilité de comparaître.  Pour eux, « l’urgence, ce n’est pas de continuer ce procès mais de le renvoyer pour permettre à Bibo de se soigner" car ce dernier a certes "un rendez-vous judiciaire dont il ne veut pas se soustraire mais il a aussi un deuxième rendez-vous qui est celui de la vie ».


Selon la robe noire, «il parait conforme à l’idéal humain que Bibo Bourgi puisse honorer ce rendez-vous là, avant celui judiciaire ». Un renvoi dont le parquet spécial ne veut pas entendre parler. A noter l'absence du Procureur spécial, Alioune Ndao depuis la reprise de l'audience.  Donc à l'assaut, son Substitut, Antoine Félix Diome plaide le rejet. « Je me demande ce que veut la Cour. Voulez-vous toute la vérité ou une seule partie », charge Souleymane Ndéné Ndiaye qui indique que Bibo est un prévenu dont la comparution est capitale mais qui n’est pas en mesure de comparaître ». Selon l’ancien Premier ministre sous Wade, la Cour Cour n’a d’autres choix que de renvoyez le procès ». «Non seulement Bibo Bourgi en raison de son état de santé, ne peut pas comparaître mais aussi de répondre à vos questions », bat en brèche avec force Me El Hadji Amadou Sall. Le conseil de Karim est renforcé par son collègue, Me Madické Niang qui pour sa part, dit interpeller "la conscience des juges à tout mettre en oeuvre pour l'éclatement de la vérité. Mais tel que cela est en train d'être déroulé, ce sera une justice bafouée".  "Revenez dans le droit, scande l'ancien ministre des Affaires étrangères. 


En lieu et place de la présomption d'innocence, "nous sommes présumés coupables", enfonce Me Ciré Clédor LY qui ne manque pas de préciser que si « Bibo Bourgi meurt, l’action publique sera éteinte ». Mieux, "la vie est supérieure à la justice", sert le conseil de Karim Wade. L'audience reprendra ce jeudi. 




Mercredi 24 Septembre 2014 - 17:32



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