Discours de fin d’Année : Des actes concrets attendus dans la Bonne gouvernance

Ce soir, le chef de l’Etat s’adressera à la Nation. Une occasion pour décliner ses stratégies pour mettre le Sénégal sur la route de l’émergence. La bonne gouvernance sera certainement encore un des points importants de son discours, dans un contexte de crise mais aussi de traque des biens supposés mal acquis et des accusations d’enrichissement illicite. Les intentions de l’année finissante sont bonnes mais beaucoup d’actes concrets ne sont pas encore posés.



Discours de fin d’Année : Des actes concrets attendus dans la Bonne gouvernance
Le Président République met un accent particulier dans la bonne gouvernance et ne manque pas toujours de souligner  cette question qui a marqué sa démarche depuis le début et a  instruit l’Inspection générale d’Etat de publier un rapport annuel sur l’état de la gouvernance publique. Dans la même démarche, toutes les procédures engagées en matière d’audits et d’enquêtes sur des ressources et biens mal acquis seront rigoureusement menées jusqu’à leur terme. Et la justice suivra son cours,  soutient le Chef de l’Etat.

Il a été noté ainsi que dans ce secteur, la réduction du train de vie de la Présidence de la République sous contrôle de la Cour des comptes et du Parlement, la rationalisation du voyage en 1er Classe pour les membres du gouvernement/administrations ainsi que des logements conventionnés de même que la réduction de la consommation en matière d’électricité et de téléphone entre autres. La rationalisation des Agences nationales et la réforme de la carte diplomatique (suppression de 15 ambassades) entrent aussi dans ce cadre.

Les engagements concernant la mise en place d’un Gouvernement de Rassemblement National de 25 ministres maximum, suppression du cumul des mandats (entre toute fonction exécutive et toute fonction élective), de même que le remboursement par l’Etat des dépenses des cinq premiers partis politiques (sous réserve d’avoir fait au moins 10% des suffrages exprimés dans les élections présidentielles, législatives ou municipales) et sur la base de la présentation des comptes annuels certifiés par les Commissaires aux comptes indépendants ne sont pas encore réalisés.

Pour lutter contre la corruption, le président a mis sur pied l’Office national anti-corruption (OFNAC) dont l'objectif principal sera la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions semblables dans le but de renforcer le dispositif stratégique de la gouvernance publique.  Seulement cette autorité indépendante dirigée par Nafi Ngom Keïta n’a pas encore tous ses moyens pour travailler, ce que sa présidente comme le Forum Civil avait dénoncé au grand dam du chef de l’Etat qui n’a pas du tout apprécié ces observations. Ce soir l’occasion lui est encore donnée pour redire ses intentions mais peut-être annoncé des actes à poser prochainement pour un environnement économique viable.
 
 

Dié BA

Mardi 31 Décembre 2013 - 16:51



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