Discours de fin d’année 2013 : le PDS note l’absence d’ambition de Macky Sall



Modou Diagne Fada, président du groupe parlementaire libéral et démocratique note d’emblée l’oubli du président Sall du report des élections locales. « Sur les questions politiques, il a parlé de l’acte III de la décentralisation en oubliant qu’il a décidé du report des élections locales. Ce sont des questions sur lesquelles, le pouvoir et l’opposition ne parlent pas le même langage. Nous avons voté contre ces initiatives là parce que nous pensons que le consensus qui devait prévaloir ne l’a pas été ».

Et c’est sur le plan économique que le responsable du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) torpille le régime en place. « Apparemment l’ambition du président Macky Sall, c’est de nous amener vers un taux de croissance de 7% alors que tout le monde sait qu’avec 7 %, même pendant cinq (5) ou six (6) ans, on ne peut pas atteindre l’émergence. Et cela aussi est en contradiction avec la promesse électorale qui nous avait faite de porter le taux de croissance à deux (2) chiffres pour son mandat ». « Cela traduit » selon l’ancien ministre sous Wade, « un manque d’ambition de la part du gouvernement entre la stratégie économique et sociale, le plan Sénégal Emergent ou alors le « Yonnu Yokkuté ». Finalement, on ne sait plus à quel plan se fier ».

Toutefois, ce dernier ne manque pas de « saluer l’audit de la fonction publique qui a abouti à 12.000 cas éventuellement donc, ces emplois destinés aux jeunes. Si ces emplois-là, sont donnés aux jeunes de la façon la plus démocratique et la plus grande transparence possible, je crois que ce serait une bonne mesure. Il en est de même du regroupement des structures d’encadrement et de promotion de l’emploi des jeunes. On aurait pu aussi citer la relance du plan Sésame tout comme l’extension de la gratuité de la césarienne à Dakar ». « Par contre, il y a beaucoup de projets du président Wade qui ont été repris » tranche-t-il en mettant en exergue « le tramway » que l’on pensait selon lui, que « c’était un éléphant blanc mais qui a été remis au goût du jour, la liaison maritime Dakar-Rufisque, la Maison de Senghor qui doit être transformé en musée etc ».


Le responsable libéral n’occulte pas les questions difficiles. « Il y a d’abord la Casamance jusqu’à présent, nous ne sommes pas  rassurés. La crise de l’université, aujourd’hui, jusqu’à présent, les étudiants après avoir écouté le président de la République, ils ne seront pas rassurés. Moi, je m’attendais à une suspension de la mesure d’augmentation des frais d’inscriptions et autres jusqu’à l’année prochaine pour ouvrir de nouvelles discussions, un nouveau dialogue avec les étudiants. Mais tel ne semble pas être l’option du gouvernement. Et enfin, le rapatriement de nos compatriotes en détresse en Centrafrique, en Egypte ou en Libye. Là aussi, je pense que c’est une question extrêmement difficile parce que de plus en plus, il y a des conflits qui naissent à travers la région Africaine ». 


Mardi 31 Décembre 2013 - 22:56



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