Disparition du vol Boeing 777 : sommes-nous à l'abri du phénomène ? Élément d'explication...

Le mystère reste entier sur la disparition du vol MH370 de Malaysia Airlines malgré les énormes efforts et le niveau de technologie actuel. Depuis 10 jours, aucune trace ni de témoignages probants sur l'avion et ses 239 passagers. Cette situation intrigue le monde qui se pose un certain nombre de questions. Comment une telle chose a pu se passer ?



Disparition du vol Boeing 777 : sommes-nous à l'abri du phénomène ? Élément d'explication...
Mamadou Abdoulaye Diouf, le représentant de L'ASECNA à la conférence de presse pour le lancement d'une rencontre autour de la « Sécurité des aéroports face à la menace » a tenté de donner quelques explications de la disparition du Boeing 777 de la compagnie Malaysia Airlines.

Selon le fonctionnaire de l'ASECNA, les avions sont construits avec des systèmes de localisation et de transmission. C'est en quelque sorte le radar primaire. Il utilise la réflexion des ondes électromagnétiques et mesure l'écart de temps entre l'émission de l'impulsion et la réception de l'onde réfléchie sur la cible pour en déduire la position de l'avion.

Les réflexions se produisent sur les cibles (les avions), mais aussi sur des objets fixes (immeubles) ou mobiles non désirés, ce qui tend à créer des parasites. La fonction "traitement" du radar est chargée de l'élimination de ceux-ci.

Cet inconvénient est levé avec le système de radar secondaire qui composé de deux éléments : une station sol interrogatrice et un transpondeur embarqué dans l'avion. Le transpondeur a l'avantage de donner l'identité et l'altitude, en plus de la distance. Il est beaucoup moins assujetti aux parasites et sa portée est plus importante celle que le radar primaire.



Disparition du vol Boeing 777 : sommes-nous à l'abri du phénomène ? Élément d'explication...
Il a aussi cité l'ADS (Automatic Dependant Surveillance). C'est un système de navigation satellitaire. Il permet automatiquement de déterminer et transmettre au centre responsable la position de l'avion, sa route prévue, sa vitesse (sol ou air) et des données météorologiques (direction et vitesse du vent, température...). Il est utilisé dans les zones désertiques ou océaniques où il n'y a pas de couverture radar. Seulement, il faut que l'avion en soit équipé et connecté, selon Diouf et la connexion est payante.

Malgré cette liste non-exhaustive des systèmes de surveillance, il peut arriver que ces derniers ne fonctionnent pas ou soient déconnectés. « Il est possible qu'un avion disparaisse. Ce qui s'est passé en Malaisie est possible ici comme partout ailleurs si ces différents systèmes d'alertes embarqués ne fonctionnent pas », avertit MDiouf.

De l'avis de Magueye Maram Ndao directeur général de  l'Agence Nationale de l'Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM), les autorités de l'aviation ont toujours utilisé les incidents et accidents pour améliorer la sécurité des usagers. Il rajoute que « la sécurité de l'aviation est une course de fond et de vitesse ». 


Jeudi 20 Mars 2014 - 01:00



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