Disparitions de Rashidi Yekini et Jules Bocandé: Destins croisés de deux "immortels"

Qui pouvait croire que l’Afrique allait perdre, en l’espace de trois jours seulement, deux légendes du football continental. Après Rashidi Yekini, le football africain est complètement dévasté par la disparition de Jules François Bocandé, décédé des suites d’un accident cardio-vasculaire (Avc). Destins croisés de ces deux stars qui ont marqué d’une empreinte indélébile le football continental.



Disparitions de Rashidi Yekini et Jules Bocandé: Destins croisés de deux "immortels"
C’est triste, ce que Le destin peut parfois être tragique. Qui l’eut cru ? Trois jours après la mort bouleversante de Rashidi Yekini, les sénégalais ne s’imageaient, en aucun instant, qu’ils allaient, à leur tour, perdre une légende du football local. Jules François Bocandé est parti sur la pointe des pieds, sans crier gare. Le légendaire attaquant du Sénégal dans les années 80 à la crinière de lion s’en est allé pour toujours, rejoignant ainsi un autre buteur de légende, Rashidi Yekini.

Les deux hommes vont se retrouver dans l’au-delà. Là bas, les deux hommes vont certainement se remémorer de cet après midi d’un mois de février en 1992 où ils se sont rencontrés au stade Léopold Sedar Senghor (surnommé stade de l’amitié à l’époque), lors d’un prestigieux Sénégal-Nigéria (1-2), comptant pour les phases de poule de la Coupe d’Afrique des Nations. Ce jour-là, Bocandé, au sommet de son art, brassard de capitaine fièrement noué autour du bras, emmenait l’équipe du Sénégal avec, en son sein, des joueurs de légende : Oumar Guèye Sène, Roger Mendy.

De l’autre coté, Rashidi yekini était l’arme fatale des « Green Eagles », avec Eguavon Stephen Keshi et compagnie. Le hasard faisant bien les choses, Yekini et Boc avaient, tous les deux, inscrit un but, ce jour-là. En effet, ils avaient ce don de faire vibrer les foules, grâce à leur charisme, et leur prestance sur la pelouse. Bocandé comme Yekini sont deux attaquants de classe mondiale à la gâchette facile, réputés pour leur sens inné du but, au grand malheur des gardiens de buts qui n’y voyaient que du feu.

Avant-centres racés, Boc et Yekini, en excellents renards de surface redoutés, aimaient à trainer leurs carcasses sur la pelouse où ils aimaient mystifier les défenseurs et tromper leur vigilance. Mais aujourd’hui, Boc comme Yekini ont trompé tout un continent, avec leur disparition qui a pris de court le monde du football africain qu’ils auront marqué d’une empreinte indélébile. « Immortels » à jamais, leur …but sur terre a été atteint, l’Afrique du football ne les oubliera jamais.

Amadou Lamine MBAYE REWMI QUOTIDIEN


Mardi 8 Mai 2012 - 13:35




1.Posté par Aziz le 08/05/2012 15:14 (depuis mobile)
Mon dieu que c'est dure pour nous, la génération qui a connue Jules au sommet de la gloire.son passage ici bas ne fut pas inutile.il a jouer sa partition de la plus belle des manière .yekini la légende ,la puissante icône africaine qui elle aussi

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