Dix choses que vous ne savez pas sur Angel Di Maria, l'homme qui valait 90 millions d'euros

Le joueur argentin a brillé pendant la Coupe du monde et agité le mercato estival. Il vient de signer à Manchester United.



 Diego Maradona avait vu juste, en 2009. "Angel Di Maria a la qualité pour devenir une superstar mondiale dans les deux prochaines années", estimait l'ex-meneur de jeu argentin. Depuis, Di Maria a brillé au Benfica Lisbonne puis au Real Madrid, avant d'être recruté pour 90 millions d'euros (75 millions fixes et 15 millions de bonus) par Manchester United. Son palmarès - une Ligue des champions, deux titres nationaux - est riche. Mais son histoire l'est encore plus.


1 On le surnomme "le spaghetti" (mais pas seulement)
Son physique un peu frêle lui vaut le surnom de "Fideo", "vermicelle" en espagnol. Le sobriquet d'"Angelito" vient évidemment de son prénom. Angel Di Maria enfant n'était pourtant pas angélique : sa mère l'appelait "Diablito" quand il était petit, relève le quotidien sportif AS (en espagnol). Son caractère bien trempé lui vaut aussi le surnom de "cascote", "gravats" ou "petite pierre" en VF : "Quand je refusais d'écouter mon père, il disait que j'étais dur comme la pierre", explique-t-il au site de l'UEFA (en anglais)


2 Il est né à quelques mètres de l'endroit où Lionel Messi a vu le jour
La ville de Rosario a donné un nombre impressionnant de grands joueurs à l'Argentine : Lionel Messi, Angel Di Maria (né huit mois plus tard, et quelques kilomètres plus loin), Javier Mascherano... Et l'ailier du PSG Ezequiel Lavezzi vient des faubourgs de la ville. Angel Di Maria est particulièrement fier de son quartier. Le tatouage qui recouvre son avant-bras gauche le prouve : "Je suis né à la Perdriel et c'est la meilleure chose qui me soit arrivée dans la vie." Sur sa jambe, on peut lire aussi "La Banda de la Perdriel", un tatouage qu'il partage avec sept de ses amis, qu'il a connus dans la rue. 


3 Il a failli ne jamais faire du foot, mais du karaté
Le petit Angel est hyperactif. "Il ne tenait pas en place, même pas une seconde. Il sautait et remuait sans arrêt", raconte sa maman, Diana Hernandez. Alors qu'Angel Di Maria n'a que 4 ans, le médecin de famille conseille à ses parents de lui faire pratiquer un sport pour canaliser son énergie. La famille pense d'abord au karaté. Mais à Rosario, il n'y avait qu'une seule option envisageable : le football.


4 A 7 ans, il a été transféré contre 26 ballons (qui ne sont jamais arrivés)
Après une saison fantastique dans le petit club d'El Torito où il marque 64 buts, le club de Rosario lui fait les yeux doux. Son club ne le cède que contre 26 ballons neufs. Si Di Maria part à Rosario, les ballons, eux, n'arriveront jamais à destination. Jorge Cornejo, président du club à l'époque, raconte dans La Nación  (en espagnol) : "On n'avait rien écrit. Forcément, quand on a réclamé notre dû auprès de Rosario, ils nous ont opposé une fin de non-recevoir."


5 Ado, il livrait du charbon
La famille Di Maria ne roule pas sur l'or. Le père, Miguel, n'a pas réussi à percer dans l'équipe de River Plate, et est devenu charbonnier. Le matin, il livre du charbon à ses clients. Dès son adolescence, Angel Di Maria lui donne un coup de main. "Il y a des jours où il se rendait à l'entraînement avec les mains noires de charbon, et parfois même des coupures", se rappelle son équipier Marcelo Trivisonno dans La Naci ón (en espagnol)


6 Il n'a pleuré que deux fois pour un match
Di Maria a versé quelques larmes lors de la finale de la Coupe du monde perdue en juillet dernier, bien sûr, même s'il était resté sur le banc. L'autre anecdote est moins connue : "C'était lors de la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2007, quand je me suis blessé pendant la demi-finale contre le Chili, a-t-il confié à Real Madrid TV  (en espagnol). J'allais manquer la finale, c'était très dur. J'ai pleuré, oui."


7 Il faisait des barbecues sur son balcon à Lisbonne
En bon Argentin, il ne s'éloigne jamais de son thermos de maté (une sorte de thé argentin qui paraît infect à tous les étrangers) et de son barbecue. Lors de son passage à Lisbonne, il grillait régulièrement sa viande sur son balcon. Et avec un appareil à charbon, pas électrique, explique-t-il dans El País (en espagnol). Une pensée pour ses voisins…


8 Il a eu une petite fille prématurée de trois mois
Sa petite fille, Mia, est née prématurée de trois mois, avant d'enchaîner sur un séjour de deux mois à l'hôpital. Le joueur a passé de longues nuits à son chevet, sans que son rendement sur le terrain en soit affecté. "Ma petite fille m'a montré que tout est possible, que les efforts sont toujours récompensés", a-t-il dit à Marca.  Angel Di Maria a l'habitude : après l'enterrement de son beau-père, en Argentine, et un aller-retour de 19 000 km, il a réalisé un de ses meilleurs matchs sous le maillot blanc, contre Séville, en 2012 (une victoire 6-2 avec un but et plusieurs passes décisives à la clé), note ESPN (en anglais).


9 C'est le sosie non-officiel de Franz Kafka
C'est en tout cas l'avis de l'écrivain norvégien Karl Ove Knausgaard, dans un texte publié par le magazine américain The New Republic . On vous laisse juger.


10 Ibrahimovic, Falcao ou Cristiano Ronaldo ne lui font pas peur
"Je ne me sens inférieur à personne", a déclaré Di Maria dans le New York Times à l 'été 2013. On l'annonçait promis au banc après l'arrivée au Real de Gareth Bale pour 100 millions d'euros, à son poste. Résultat : après une première partie de saison hésitante, il a été replacé milieu relayeur par son entraîneur. Une grande réussite. Et il a été de loin le meilleur joueur argentin pendant la Coupe du monde, nettement au-dessus de Lionel Messi.


Vendredi 29 Août 2014 - 14:18



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