Djibouti: l'opposition interpelle Obama avant la visite de Guelleh

Le président américain Barack Obama recevra ce lundi 5 mai son homologue djiboutien Omar Guelleh pour souligner le rôle clé joué par cet allié des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme en Afrique. L'opposition a profité de cette opportunité pour interpeller le président américain sur l'inéquité de l'utilisation des fonds versés par les Etats-Unis.



Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh (ici à Addis-Abeba, le 31 janvier 2014) doit rencontrer Barack Obama à Washington ce lundi 5 mai. REUTERS/Tiksa Negeri
Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh (ici à Addis-Abeba, le 31 janvier 2014) doit rencontrer Barack Obama à Washington ce lundi 5 mai. REUTERS/Tiksa Negeri

Djibouti abrite une unité antiterroriste américaine pour la Corne de l'Afrique, dans le but de prévenir les conflits et d'assurer la sécurité dans cette région. L'opposition djiboutienne a souhaité utiliser la visite du président Guelleh à Washinton, ce lundi 5 mai, pour sensibiliser le président Obama sur la situation dégradée des droits de l'homme dans le pays et s'interroger sur l'utilisation jugée « inéquitable » de la rente financière versée par les Etats-Unis à Djibouti.

Une manne financière pour Djibouti

Le Dr Abaté Ebo Adou, membre de la coalition de l'opposition djiboutienne (USN), affirme avoir « conscience de l'enjeu stratégique pour les Etats-Unis de cette base de Djibouti ». Une base qu'il considère comme « quelque chose de tout à fait important pour le pays également, parce que c’est une entrée d’argent importante, qui est payée par les Etats-Unis pour la location de la base ».

Mais pour l'opposant djiboutien, il faut que Barack Obama « soit conscient du fait que l’argent payé par l’Amérique n’est pas quelque chose dont bénéficie le peuple de Djibouti d’une manière générale. Cela risque de créer des frustrations et donc des troubles au niveau du pays ».Selon le Dr Abaté Ebo Adou,  les Djiboutiens « voient d’un très mauvais œil le faste de la famille régnante, et aussi le chômage grandissant de la population, particulièrement de la jeunesse dans ce pays. » Ce samedi 3 mai, l'opposition devait tenir un meeting qui n'a pu avoir lieu en raison de l'intervention des forces de l'ordre et de la présence de militants favorables au pouvoir sur le lieu de meeting de l'opposition.

Source : Rfi.fr
 



Dimanche 4 Mai 2014 - 11:55



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