Djibouti reconduit le bail de la base américaine sur son sol

Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a été reçu par son homologue américain, Barack Obama, à la Maison Blanche, lundi 5 mai. Ils ont reconduit le bail du camp Lemonier. En effet, Djibouti abrite depuis 2002 une base militaire qui permet à l’armée américaine de rayonner dans la région.



Le président américain, Barack Obama a reçu son homologue djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh à la Maison Blanche, le 5 mai 2014.
Le président américain, Barack Obama a reçu son homologue djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh à la Maison Blanche, le 5 mai 2014.

Les Etats-Unis montrent leur reconnaissance envers Djibouti en acceptant une augmentation de loyer de près 70 % pour le camp Lemonier, de 38 à 63 millions de dollars par an pour le maintien de la seule emprise américaine en Afrique. Ainsi que Barack Obama l’a annoncé en recevant Ismaïl Omar Guelleh, Djibouti signe donc pour trente années supplémentaires de présence américaine sur son sol.

Cet accord sur la durée permettra de réaliser les investissements prévus par le ministère de la Défense. Ce dernier a, en effet, été obligé de relocaliser la base de lancement de drones pour répondre à l’inquiétude des Djiboutiens. Ceux-ci craignaient que l’aéroport international ne soit gêné par les nombreux décollages de drones effectués chaque jour.

La Maison Blanche s’est aussi engagée à demander au Congrès l’entrée de Djibouti dans le club des pays qui ont un lien privilégié avec Washington. Si cette requête est acceptée, les citoyens djiboutiens auront une priorité d’emploi sur la base américaine et le gouvernement s’engage à acheter les produits disponibles sur place. Une mesure qui mettra un terme aux tensions de l’an dernier, lorsque 600 employés locaux se sont mis en grève sur la base après une vague de licenciements.


■ L’opposition djiboutienne regrette l’absence de la mention des droits de l’homme

Du côté de l’opposition djiboutienne, on ne proteste pas contre le renouvellement des partenariats sécuritaires liant les deux pays, mais elle regrette que Barack Obama n'ait pas rappelé à l'ordre son homologue sur la question des droits de l'homme. La coalition de l'opposition USN, Union pour le salut national, avait écrit une lettre en ce sens au président américain.

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Mardi 6 Mai 2014 - 17:21



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