Dopage - L'agence mondiale antidopage accable la Fédération internationale d'athlétisme: Lamine Diack épinglé

Dans un rapport dévoilé jeudi, l'Agence mondiale antidopage n'épargne pas la Fédération internationale d'athlétisme. Elle estime notamment que "la corruption était partie intégrante" de l'instance, qui ne pouvait "pas ignorer l'ampleur du dopage".



Dopage - L'agence mondiale antidopage accable la Fédération internationale d'athlétisme: Lamine Diack épinglé
Le premier volet du rapport de l'Agence mondiale antidopage (AMA) sur la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) avait déjà fait grand bruit lors de sa publication, en novembre 2015. À l'époque, le gendarme international de la lutte contre le dopage avait recommandé la suspension de la Russie et des athlètes russes de toutes les compétitions.
 
La seconde partie de ce document, que l'AMA a publié jeudi 14 janvier, accable sans ménagement la Fédération internationale d'athlétisme. La commission d'enquête de l'AMA estime notamment que "la corruption était partie intégrante" de l'IAAF, dont les dirigeants "ne pouvaient ignorer l'ampleur du dopage".
 
Le document précise par ailleurs que la corruption "ne peut être attribuée seulement à quelques brebis galeuses agissant de façon isolée", et estime que la Fédération n'a pas su être "assez ferme avec un certain nombre de pays, dont la Russie".
 
Lamine Diack épinglé
Dans le rapport de l'AMA, le président de l'époque Lamine Diack ainsi que plusieurs de ses proches sont visés. "Lorsque le président de l'IAAF, son conseiller personnel (Habib Cissé, lui aussi mis en examen, NDLR) , deux de ses fils en position de responsabilité (Papa Massata et Khalil Diack, tous deux employés par le passé par l'IAAF, NDLR), le directeur du département médical et antidopage (Gabriel Dollé, lui aussi mis en examen) et le secrétaire général adjoint sont tous impliqués dans des agissements douteux ou criminels, c'est la réputation de l'IAAF toute entière qui est mise en doute, et cette réputation doit être restaurée", développe le document.
 
Jusqu'en août dernier, la présidence de l'IAAF était détenue par Lamine Diack, écarté depuis l'explosion du scandale et mis en examen pour corruption. Depuis, le Britannique Sebastian Coe, vice-président à l'époque des faits, a repris les rênes de l'instance et doit composer très régulièrement avec de nouvelles révélations, qui continuent d'entamer le crédit de son sport.

Source: France24.com


Jeudi 14 Janvier 2016 - 14:44



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