Drogue: Jamra & Mbañ Gacce saluent le rejet, par le Ministre de l’Intérieur, de toute légalisation de la «Cannabisoûlerie»



Drogue: Jamra & Mbañ Gacce saluent le rejet, par le Ministre de l’Intérieur, de toute légalisation de la «Cannabisoûlerie»
 L’Imam Massamba Diop et Cie disent n’avoir pas pu « trouver de mots, autre que ce néologisme barbare, « cannabisoûlerie » pour qualifier cette stupéfiante proposition de la Commission ouest-africaine sur les drogues, que la Radio mondiale RFI n’a pu s’empêcher, dans son édition «Afrique-matin» de ce jour, de qualifier de «proposition étonnante». Selon l’organisation islamique et l’observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses, « les mises en garde du corps médical officiel, sur les méfaits du cannabis (yamba) – dont ce curieux triumvirat plaide sa légalisation - sur la santé sont connues de tous » car « outre sa responsabilité avérée dans les troubles de la mémoire et les déficiences mentales des consommateurs, de nouvelles études du professeur Michel Lejoyeux, addictologue à l’Hôpital Bichat, Paris, informent que «la dépendance au cannabis est une vraie maladie», tout en se révélant un véritable perturbateur du comportement social. Il est certain, précise le professeur Lejoyeux, que le cannabis entraîne une déconnexion de la réalité, notamment par les hallucinations visuelles et auditives. Ce qui lui confère un potentiel d'induction de troubles mentaux supérieur à celui de l'alcool:



«Certaines données permettent de dire aujourd'hui que certains cas de psychose seraient induits par le cannabis». Le professeur Jean Costentin (membre de l'Académie de médecine), dans un ouvrage publié en février 2012 aux Éditions Odile Jacob, intitulé «Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l'usage du cannabis», citant des études menées en Nouvelle-Zélande, estime qu'il y aurait un risque 2,5 fois plus élevé de schizophrénie chez les fumeurs de cannabis, voire plus en cas de début de consommation précoce ». Mais pour ces organisations, « le plus sérieux problème que pose la consommation de cannabis – notamment pour les pays pauvres comme les nôtres, qui ont un besoin vital de la mobilisation de toutes les intelligences pour sortir du marasme du sous-développement – c’est celui que les psychiatres appellent le «syndrome amotivationnel». Celui-ci s’installe progressivement chez le consommateur de «l’herbe qui tue» et se traduit par la disparition progressive de toute stimulation pour le travail scolaire ou de toute motivation professionnelle, avec un risque majeur d'échec scolaire ou de décrochage professionnel ». C’est alors assure l’Imam Massamba Diop du Bureau exécutif de Jamra et Mbañ Gacce dans un communiqué parvenu à Pressafrik.com que « le consommateur se trouve pris dans un dangereux cercle vicieux, où les difficultés d'intégration sociale l’incitent systématiquement à retrouver au plus vite son «joint», pour «fuir», ne fut-ce que momentanément, les contraintes liées au rythme infernal de la vie.


Outre ses conséquences sur l’équilibre mental des consommateurs, des travaux récents ont relevé une fréquence de troubles cardio-vasculaires chez les amateurs assidus de cannabis. Dans son édition du 19 avril 2012 le quotidien parisien Le Figaro annonçait qu’une équipe française avait découvert que le cannabis a été identifié comme facteur d’Avc (accident vasculaire cérébral) chez des jeunes. Pendant que des travaux publiés dans la revue «The Lancet» ont conclu que le cannabis multiplierait par cinq les risques d'infarctus du myocarde ! Et la publication de révéler un rapport de l'Assemblée nationale française qui établissait, le 28 février 2012, que le «cannabis agissait comme un perturbateur endocrinien causant des troubles de la sexualité et de la reproduction». Sans compter les effrayantes statistiques issues des contrôles ciblés, organisés la nuit aux abords des boîtes de nuit, démontrant, qu’en 2010 par exemple il y a eu 829 accidents de la circulation impliquant des automobilistes sous l'emprise de la drogue ». Que cherche alors ce curieux triumvirat ? Se demande ce dernier qui enfonce le clou : « Et voilà que cette «Commission antidrogue», créée en janvier 2013 par l’ancien secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, ne propose pas moins que de remettre à terre tout les dispositions législatives réprimant l’usage de stupéfiants, parce que, soutient l’ancien patron de l’organisation onusienne, flanqué de l’ex-président nigérian, Olusegun Obasanjo et de l’ancien secrétaire général de l’Oua, Edem Kodjo, «les politiques actuelles de lutte contre les drogues ont échoué».


Ce singulier triumvirat aurait du poursuivre sa logique jusqu’au bout, lors de son point de presse de ce jeudi 13 juin 2014 à Dakar (réputée podium de choix pour «évangéliser» les autres pays de la sous-région !). Et l’Imam de lancer, « il aurait du affirmer tout aussi péremptoirement que toutes les politiques africaines de lutte contre les détournements de deniers publics, ou le viol, ayant également échoué, les textes de loi les réprimant devraient aussi être abrogés ! Et ça nous mènerait où, cette dangereuse brèche que s’obstinent à ouvrir, chez nous, au Sénégal, ce triumvirat ? Pourquoi ne sont-ils pas allé lancer leur campagne pro-cannabis chez Obasanjo, au Nigéria, où le trafic de drogue est passible de la peine de mort ? Ou chez Kodjo, au Togo ? Ou chez Annan, au Ghana ? ». Pour Jamra et Mbañ Gacce, « il est loisible à quiconque de constater que depuis quelques temps, notre pays est entrain de servir de laboratoire-test pour toutes les contre-valeurs que l’on veut répandre dans la sous-région. En 2008 déjà, de puissants lobbies avaient manœuvré ferme pour demander au Sénégal de répondre à «l’Appel des 66», du nom des soixante six pays signataires de l’avant-projet de dépénalisation universelle de l’homosexualité, destiné aux Nations-unies. Mais en vain. Et en dépit du «rappel à l’ordre» du chef de la plus grande puissance économique, technologique et militaire du monde, le président du Sénégal, M. Macky Sall, a su garder la tête haute en déclinant diplomatiquement l’offre malsaine de Barack Obama portant légalisation des unions contre-nature, dans un pays comprenant 95% de musulmans.


Ce fut ensuite aux Mouvements féministes, mimétistes dans l’âme, de mettre la pression sur l’Etat pour aligner le Sénégal sur la mode de légalisation de l’avortement d’essuyer à leur tour un revers. Avant que d’obscurs individus soient récemment remis à leur place, dans leur tentative de détournement des objectifs de la Biennale des Arts, qu’ils avaient voulu transformer en vitrine obscène de promotion de l’homosexualité ». De la même manière, ces organisations ont « la conviction que ce triumvirat - qui rame décidément à contre-courant des alertes aigues de la science médicale officielle – échouera à son tour dans sa manouvre fébrile de légalisation, dans nos pays en développement, de ce fléau au triple péril sanitaire, sécuritaire et économique ». Ce, d’autant qu’elles ne « peuvent s’empêcher au demeurant de se demander comment de si éminentes personnalités, qui ont eu à exercer les plus hautes fonctions étatiques, ont pu en arriver à faire totalement fi des sempiternelles alertes des endocrinologues, des toxicologues et des criminologues, qui mettent régulièrement en garde les pouvoirs publics sur les dangers de la banalisation de l’usage de la drogue, susceptible d’avoir un impact négatif sur les politiques de santé publique, de sécurité publique et de stabilité sociale et économique? »


Aussi, l’Organisation islamique Jamra & l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses Mbañ Gacce, saluent la fin de non-recevoir que le Ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo a su, courageusement et lucidement, opposer au triumvirat propagandiste du cannabis, obstruant ainsi cette dangereuse brèche que voulait ouvrir ces étranges porteurs d’un anachronique plaidoyer pour la légalisation de l’usage de ces produits de la mort, qui privent l’individu de sa lucidité, de son sens du devoir, de son discernement et de tout esprit de responsabilité citoyenne. Rassurés, l’Imam Massamba Diop et Cie décident, en conséquence, de sursoir à leur tournée d’informations et de sensibilisation, qu’ils avaient annoncé d’entreprendre dés la semaine prochaine auprès des autorités religieuses du pays. Mais, « la Lutte continue ». Dirigée par l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Koffi Anam, la commission ouest-africaine sur les drogues a demandé ce jeudi à Dakar de décriminaliser l’usage de la drogue comme moyen de combattre le fléau. Réagissant à ce propos, le ministre de l’intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo de préciser: « Si c’est une directive de l’UEMOA, elle s’imposera à nous mais personnellement je ne suis pas pour, l’usage de la drogue reste un crime au Sénégal ».


Samedi 14 Juin 2014 - 11:59



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