EMPLOIS DES JEUNES: Le Dg de l’Onfp propose l’utilisation de la Commande publique pour créer des milliers de postes de travail



EMPLOIS DES JEUNES: Le Dg de l’Onfp propose l’utilisation de la Commande publique pour  créer des milliers de postes de travail

Le Directeur général  de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), Sanoussi Diakité propose l’utilisation de la commande publique pour promouvoir la politique de création d’emplois. Selon Sanoussi Diakité, la plupart des pays développés ont utilisé cette stratégie pour régler la question de l’emploi des jeunes. « Une modalité qui pourrait changer la donne de l’emploi au Sénégal : la commande publique comme source de création d’emplois. En insérant dans le code des marchés une disposition réglementaire obligeant les entreprises soumissionnaires à proposer dans leur offre l’engagement des personnes en insertion professionnelle dans l’exécution du marché.


Cela pouvait se faire sous la forme de la fixation d’un nombre de personnes à insérer par rapport au montant du marché », a déclaré M. Diakité qui a animé ce mercredi une conférence de presse.  A titre d’exemple, M. Diakité a souligné : « si chaque 100 millions de Fcfa passés en marché générait 10 emplois, c’est en moyenne plus de 65 000 emplois qui seraient créés avec les 658 milliards de la commande publique en 2013 ». « La gouvernance vertueuse portée si heureusement par le chef de l’Etat et le gouvernement conforte la mise en œuvre d’une telle mesure qui place l’entreprise au cœur de l’action citoyenne », a-t-il lancé.

 

Se fondant sur cet argument, Sanoussi Diakité a laissé entendre que le programme des 500 000 emplois du président de la République est bien faisable. « Il suffit de se mettre  sur 3 choses : une approche, un dispositif et un processus de traitement de la question », a dit le Directeur de l’Onfp.

 

Selon M. Diakité, le problème de l’emploi au Sénégal était un problème de qualité de l’emploi ». Il dit fonder son avis sur le fait que 85% des emplois étaient de l’auto emploi et que ces emplois étaient installés dans la précarité, le sous emploi et la logique de survie. « Pour sortir l’auto emploi, il faudrait agir principalement sur un paramètre : la qualification professionnelle. En effet, l’auto emploi exige de la personne des compétences techniques dans l’activité professionnelle exercée. Une activité professionnelle s’inscrit généralement dans une branche professionnelle qui, à son tour fonctionne selon des normes et des règles, autour de conventions collectives », a-t-il expliqué.  


Issa Ndiaye

Jeudi 3 Avril 2014 - 12:18



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