Ebola : A la méthode des Sénégalais, le risque d'un nouveau cas d'Ebola augmente à la frontière

Le virus Ebola n’a pas fini de hanté le sommeil des Sénégalais. Suite à la fermeture des frontières d’avec les pays touchés les entrées- sorties entre le Sénégal et la Guinée continue de se faire.



Ebola : A la méthode des Sénégalais, le risque d'un nouveau cas d'Ebola augmente à la frontière
L'appât du gain continue de mettre le territoire Sénégalais dans le grand risque de connaitre un nouveau cas de virus Ebola. Cela à cause d'un trafic des passeurs sénégalais et guinéens. Un nouveau business initié par ces derniers. C'est comme qui dirai que le malheur des uns n'ébranle pas le bonheur des autres.

Jusque-là, fidèles à leurs activités délictuelles consistant à convoyer frauduleusement diverses marchandises étrangères via des pistes de contournement, ces contrebandiers se sont résolus à tirer profit de cette fermeture des frontières dans le sens allant de la Guinée vers le Sénégal informe nos confrères de « l'Observateur ».

Cette nouvelle traversée clandestine de la frontière née au lendemain du durcissement de la surveillance de la frontière sud, est ajustée et mise à jour par des contrebandiers sénégalais. Appréciant la forte demande des Guinéens pour rejoindre le pays, ces contrebandiers sont passés du format convoi frauduleux de marchandises, au convoi clandestin de passagers.

La demande étant supérieur à l'offre, le ticket du transport varie entre 15. 000 et 25.000 F cfa en fonction de la distance avec la frontière sénégalaise. Ainsi avisé du trafic, le dispositif mixte de sécurité mis en place leur a coupé l'herbe sous les pieds, en occupant assidument les pistes alors empruntées et les abords du parc Niokolo Koba. Par ailleurs de l'autre côté les passeurs guinéens ont pris le relais et s'adjuge le monopole de ce business qu'ils ont d'avantage rentabilisé en fixant des tarifs plus élevés variant entre 50.000 et 100.000 Fcfa.

Toutefois, les hommes de sécurité installés au niveau des frontières affirment être conscients de ce trafic, et en ont pris des mesures. Ils ont non seulement densifié, mais aussi diversifié des patrouilles dans ces zones, ce qui justifie la saisie lors de ce weekend de deux grosses motos de passeurs guinéens.

Lamba Ka

Mardi 16 Septembre 2014 - 13:02



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