Ebola: Annick Girardin en visite à Bamako pour soutenir le Mali

La secrétaire d'Etat française au Développement et à la Francophonie était samedi 15 novembre en visite à Bamako. Annick Girardin a assuré le président Ibrahim Boubacar Keïta du soutien de la France au Mali dans sa lutte contre Ebola.



Annick Girardin, secrétaire d'Etat française au Développement et à la Francophonie, lors du sommet mondial de la santé, le 20 octobre à Berlin. AFP PHOTO / DPA / BERND VON JUTRCZENKA /GERMANY OUT
Annick Girardin, secrétaire d'Etat française au Développement et à la Francophonie, lors du sommet mondial de la santé, le 20 octobre à Berlin. AFP PHOTO / DPA / BERND VON JUTRCZENKA /GERMANY OUT

Après un appel téléphonique du président François Hollande au président malien Ibrahim Boubacar Keïta, la secrétaire d’Etat française au Développement a effectué le déplacement en vue du même objectif : apporter le soutien de la France au Mali dans sa lutte contre la maladie d’Ebola.

Se mobiliser immédiatement

« La France a souhaité exprimer très rapidement sa solidarité, a expliqué Annick Girardin. Un ou deux experts sont déjà arrivés, il y en a quatre qui arrivent à nouveau ce soir. » Ces derniers seront chargés du volet « formation, sensibilisation et organisation des contrôles », a indiqué la secrétaire d'Etat, qui a rappelé qu'« il est important de se mobiliser immédiatement et que l’on puisse exterminer ce virus Ebola. » Annick Girardin a également tenu à s’adresser aux ressortissants français résidant à Bamako, leur assurant que la France a le devoir de les aider comme elle aide le Mali.

Pour éviter tout amalgame, Annick Girardin a enfin déclaré que les contrôles sanitaires dans les aéroports français désormais obligatoires pour les passagers en provenance de Bamako ne sont pas destinés à isoler les Maliens, mais à détecter d’éventuels cas d’Ebola. Face à la propagation du virus au Mali, la France a en effet mis en place depuis samedi un contrôle dans ses aéroports, à l'arrivée des passagers en provenance de Bamako. Paris déconseille également à ses ressortissants de se rendre dans la capitale malienne et dans la région de Kayes.

Le contrôle aux frontières n’est pourtant préconisé ni par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ni par le directeur général de Médecins sans frontières (MSF), Stéphane Roques, qui estime qu'il est préférable de traiter la maladie directement sur le terrain, plutôt que de multiplier les contrôles aux frontières.


Rfi.fr

Dimanche 16 Novembre 2014 - 11:09



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