Ebola: La porosité des frontières en question

Le virus Ebola a tué environs 77 personnes entre la Guinée Conakry, le Libéria et la Sierra Léone. La rapidité de la propagation de l’épidémie pose la question de la porosité des frontières en Afrique de l’Ouest.



Après quelques jours de présence en Afrique de l’Ouest plus précisément en Guinée Conakry, la fièvre hémorragique Ebola se propage dans d’autres pays de la sous région. 77 personnes sont mortes. D’autres sont dans un état critique. Cette rapide propagation pose l’épineuse question de la porosité des frontières en Afrique.
 

Au nom de l’intégration économique ou des liens entre les peuples, les populations de l’Afrique de l’Ouest circulent font des va-et-vient entre les pays. Certes cela constitue une bonne chose pour le renforcement de la cohésion entre les Etats, des mesures d’accompagnement sont nécessaires. Il faut que la circulation soit davantage réglementée, surtout quand une épidémie s’annonce. Les entrées doivent davantage être filtrées au nom de la sécurité des personnes. Parlant récemment de la problématique de la vaccination en Afrique, un savant mauritanien, Bin Bayyah a fait recours à un hadith du prophète Mohamed (Psl) qui peut servir d’exemple. «  Le prophète demande aux fidèles de s’occuper de leur santé. Il dit que quand une épidémie s’annonce dans un pays, il ne faut pas aller dans ce pays. Il conseille également aux musulmans qui vivent dans un pays où sévit une épidémie de ne pas quitter la zone pour ne pas contaminer d’autres », explique le savant.
 

Cette leçon doit s’appliquer en Afrique de l’Ouest. Les mouvements entre les différents Etats membres doivent être diminués. Un contrôle strict doit être opéré dans les frontières. Et cela au nom de la santé publique. Une telle option va faciliter la tache aux acteurs de la santé mobilisés depuis le déclenchement de la fièvre qui a fait 77 morts.


Issa Ndiaye

Vendredi 28 Mars 2014 - 16:01



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