Ebola : comment célébrer la Saint-Valentin ?

Comment célébrer la Saint Valentin lorsqu’on vit dans une région fortement touchée par un virus mortel qui impose des mesures de préventions délimitant les rapports sociaux à une distance de plusieurs mètres ?



Célébrer à la plage est une activité populaire au Liberia
Célébrer à la plage est une activité populaire au Liberia

Laver le corps d'un être cher décédé du virus Ebola, c’est impossible.

Toucher un parent présentant des symptômes, c’est impossible.

Pour ce qui est d’approcher, de toucher et d’embrasser les êtres qui nous sont chers, il vaut mieux éviter.


Les personnes qui ont contracté la maladie et récupéré doivent même s’abstenir de relations sexuelles et utiliser des préservatifs pendant trois mois.

En prévision du samedi 14 février, le jour des amoureux, nous avons demandé à des personnes touchées par l'épidémie d'Ebola de partager leurs photos et leur expérience avec nous via le service d'information WhatsApp de la BBC.

Comment célébrer la Saint Valentin lorsqu’on vit dans une région fortement touchée par l’épidémie du virus Ebola qui a tué plus de 9 000 personnes en un peu plus d’un an ?

Prince et Angie du Liberia

 


Nous avons passé les six dernières années à vivre heureux et à chérir chaque moment de nos vies. Depuis le début de ce virus mortel, nous avons dû cesser certaines activités impliquant les autres. Nous faisons moins de choses à l'extérieur et nous rendons moins visite à nos familles. Cette année, la Saint-Valentin sera différente pour nous, ce qui va nous manquer c’est de sortir mais nous allons fêter ça à la maison.

Idrissa en Sierra Leone

Cette fois, nous célèbrerons la Saint Valentin d'une manière différente. Nous ne pourrons pas faire certaines choses que nous avions l’habitude de faire, comme nous embrasser et faire l'amour, même si nous n’avons pas Ebola.

Nous nous sommes dit qu’il serait mieux de ne pas célébrer la Saint Valentin cette année, même si ce sera difficile pour nous.

Jérémie et Desiama à Freetown (Liberia)


Ebola nous a durement touchés. Auparavant, j’aurais emmené ma dame sur une plage de son choix autour de Freetown et nous aurions dîné et je lui aurais fait un cadeau surprise.

Cette fois-ci, nous ne fêterons pas de cette façon, nous allons rester à l'intérieur.

Le partenaire de Lansana à Freetown


Nous suivons les règles de prévention, on se lave les mains et on utilise du désinfectant pour nous protéger.Le virus Ebola a eu un effet négatif sur ma relation, mon partenaire et moi, nous ne pouvons pas être proches.
 

Nous avions l’habitude de célébrer la Saint Valentin d'une manière flamboyante en allant à la plage ou dans une discothèque, mais cette année sera tranquille, juste moi et ma belle.

M. et Mme Gbla


Nous remercions Dieu pour notre relation.

Depuis que l'épidémie d'Ebola est venue s’installer en Sierra Leone, nous avons été beaucoup plus prudents dans nos vies quotidiennes pour éviter de contracter le virus.

Une célébration calme


Aller camperCette fois, la célébration de notre Saint-Valentin sera calme et différente de ce qu’on fait d’habitude. Mon partenaire et moi, nous ne sortirons pas, nous allons rester à la maison, regarder des films, prendre des photos et profiter du délicieux repas que je vais préparer.


Ibrahim à Kenema, en Sierra LeoneCela a été difficile pour nous, même si Ebola n’existe pas au Ghana. Mon amie se rend beaucoup au Liberia pour faire des affaires et elle est testée à chaque fois qu'elle revient. Nous allons faire du camping lors de la Saint-Valentin.


C’est difficile de célébrer cette journée joyeusement, donc nous préférons honorer les êtres aimés.J’ai été temporairement séparé de ma femme pour deux mois durant l'épidémie d'Ebola, car j’habitais dans l'épicentre de Kenema. Nous étions enfermés là-bas tandis que mon épouse était à Freetown. Maintenant, elle a l'intention de venir me rendre visite pendant la Saint Valentin. Ce sera difficile de résister, de ne pas la toucher. Nous allons peut-être rendre visite à des parents de la communauté qui ont perdu des êtres chers.


BBC Afrique

Samedi 14 Février 2015 - 09:17



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