Ebola: les pays de la zone redoublent de précautions

Au Burkina Faso, Ebola a eu raison du sommet extraordinaire de l’Union africaine qui devait avoir lieu à Ouagadougou du 2 au 7 septembre. «Un cas de force majeure», selon Djibrill Bassolé, ministre burkinabè des Affaires étrangères. Par ailleurs, les mesures de précaution continuent d'être renforcées dans les pays de la zone touchée par l'épidémie.



L'épidémie a déjà fait près de 1200 morts en Afrique de l'Ouest. REUTERS/Luc Gnago
L'épidémie a déjà fait près de 1200 morts en Afrique de l'Ouest. REUTERS/Luc Gnago

Ce sommet portant sur « l’emploi, l’éradication de la pauvreté et le développement inclusif » devait être l’occasion pour les chefs d’États et de gouvernement du continent d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements pris à Ouagadougou en 2004 dans le cadre de la lutte contre la pauvreté dans un contexte de mondialisation et de mutations technologiques, économiques, politiques et sociales.

Mais les conditions n’étaient pas réunies. L’épidémie aurait entraîné une faible participation et pour Djibrill Bassolé, il est important que tous les efforts soient d’abord destinés à « débarrasser » le continent du virus Ebola. Selon le ministre burkinabè des Affaires étrangères, le report de ce sommet extraordinaire de l’UA sur l’emploi, ne signifie pas que le Burkina n’a pas pris les dispositions préventives contre l’épidémie Ebola. Le plus urgent, pour les pays africains poursuit-il, est de trouver une solution efficace contre l’épidémie.

Ce report engendrera des désagréments, reconnaît Djibrill Bassolé. Mais tout sera mis en œuvre pour que les investissements ne soient pas perdus et le Burkina est toujours disposé à abriter ce sommet.

■ Fermeture des frontières au Cameroun

Le Cameroun ferme toutes ses frontières – aériennes, maritimes et terrestres – avec le Nigeria. La mesure, pour prévenir la propagation de la fièvre Ebola, a été annoncée lundi soir par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary :

« Malheureusement, a-t-il expliqué, notre pays voisin, avec lequel nous partageons plus de 2 000 kilomètres de frontières et qui se trouve aussi être notre premier partenaire économique, est confronté à la présence du virus Ebola. (...) La responsabilité de tout gouvernement qui entend protéger ses populations consiste à prendre ces précautions visant à interdire tout mouvement par terre, par air et par mer de tout véhicule, de tout engin de communication en provenance de tous les pays qui sont infectés. Il se trouve malheureusement que le Nigeria se trouve parmi ces pays et, la mort dans l’âme, nous nous sommes trouvés dans l’impérieuse nécessité de fermer provisoirement, très provisoirement, ces frontières. Je ne pense pas que cela puisse durer plus de deux ou trois semaines. En tout cas, dès lors qu’il n’y aura plus de nouvelle infection au Nigeria, le Cameroun lèvera certainement cette interdiction ».

→ A (RE)LIRE : Ebola: comment se transmet la maladie?

 Guinée : renforcement des contrôles aux frontières

La Guinée annonce un renforcement des contrôles à la frontière avec le Liberia et la Sierra Leone pour détecter les malades et couper la chaîne de transmission. Selon le gouvernement, un Guinéen malade d'Ebola est rentré du Liberia la semaine dernière et a tout de suite transmis le virus à plusieurs autres personnes. Des mesures ont été prises pour filtrer les personnes sur 15 points le long de la frontière, et les contrôles seront renforcés dans toute la zone frontalière, mais surtout à Macenta et Guéckédou, comme l’explique le docteur Sakoba Keita, chef de la division des maladies au ministère de la Santé.

Source : Rfi.fr
 



Mardi 19 Août 2014 - 12:36



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