Ebola: sur le qui vive, Eva Marie Coll Seck déploie le plan de riposte




« Aujourd’hui, le Sénégal n’a ni cas suspect ni cas confirmé », indique le ministre de la Santé et de l’Action sociale qui, en plus de la fermeture des frontières décrétée ce samedi, parle par ailleurs de « moyens de protection individuelle ». Il s’agit de lunettes, de coiffes, de gants, de bottes, de combinaisons, de produits désinfectants pour le personnel en charge de la désinfection et de l’entretien des navires et aéronefs. Mieux, sur instruction du ministre de l’Intérieur, l’ensemble des gouverneurs et préfets sont mobilisés en vue de « prendre toutes les dispositions adéquates surtout du côté des frontières du Sud mais aussi la création et la réactivation des comités régionaux et départementaux de lutte contre les épidémies, la tenue de comités de développement dans les régions », dit Eva Marie Coll Seck qui annonce la mise en place d’un plan de riposte.
Le plan de riposte a été révisé et adapté au contexte de l’épidémie à virus Ebola.


Un plan qui comporte 5 domaines d’interventions que sont : les activités de surveillance et de laboratoire, le triage et les soins des patients, les mesures de contrôle des infections, la santé mentale et les soins massifs et logistiques, des domaines qui peuvent évoluer compte tenu du niveau d’alerte de l’épidémie selon cette dernière. Il s’y ajoute selon toujours le ministre de la Santé et de l’Action sociale, l’identification de salles d’isolement provisoires des cas suspects. Ce, « dans toutes les régions Sud du pays avec des équipements nécessaires pour le cas ou un cas suspect serait amené au niveau des structures ou qu’on signalerait un cas suspect que les gens iraient prendre ».


Partant du principe que la fièvre hémorragique liée au virus de l’Ebola est « une maladie très contagieuse » donc « on va ne va pas mettre des malades partout dans les structures » décrète d’ailleurs Eva Marie Coll Seck qui précise qu’une équipe spéciale disponible 24 h/ 24 a été aussi mise en place en appui au Samu national. Une équipe qui pourra se déplacer à n’importe quel point du territoire national pour une régulation sécurisée des cas suspects. 900 kits composés de moyens de protection individuelle sont aussi destinés aux services des maladies infectieuses, au service d’hygiène, au contrôle sanitaire au port, à l’aéroport, au Samu national et à l’hôpital Principal de Dakar. Né en 1976 en République Démocratique du Congo, le virus Ebola a occasionné 280 morts sur 318 cas déclarés. 


Lundi 31 Mars 2014 - 13:04



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