Ebola: un nouveau centre d'isolement dans le sud de la Sierra Leone

Le président de la Sierra Leone Ernest Bai Koroma a visité vendredi un nouveau centre d'isolement à Bo, dans le sud du pays. Le district de Bo a connu 245 cas d'Ebola, dont 50 dans les quinze derniers jours. Pouvant accueillir 27 patients, le centre peut diagnostiquer les cas suspects d'Ebola en douze heures. Les cas confirmés sont ensuite envoyés au centre de soins.



Des agents de santé se préparent à intervenir auprès de malades atteints d'Ebola, à Freetown, en Sierra Leone, le 14 octobre 2014. Reuters/Josephus Olu-Mammah
Des agents de santé se préparent à intervenir auprès de malades atteints d'Ebola, à Freetown, en Sierra Leone, le 14 octobre 2014. Reuters/Josephus Olu-Mammah

Pour Darren Hertz, coordinateur pour la Sierra Leone de l'ONG britannique International Rescue Committee, qui a rénové le centre d'isolement, la visite du président Koroma aura un impact positif à Bo : « Pour nous, c’est formidable qu’il vienne, car c’est une façon de reconnaître le travail héroïque des infirmières et des personnes qui font le ménage et qui désinfectent ce centre d’isolement, explique-t-il. C’est important que ce travail si nécessaire et risqué soit reconnu d’autant plus que ces gens sont souvent stigmatisés. Leur famille et eux-mêmes sont inquiets des risques de contamination. Donc c’est formidable de voir que le président lui-même reconnaît leur travail. C’est quelque chose de positif dans le drame que connaît la Sierra Leone aujourd’hui ».

Moins de risques de contamination

Selon Darren Hertz, ce centre va permettre de réduire les risques de contamination dans les centres de soins : « En l’absence de ces centres d’isolement, les cas suspects sont envoyés directement dans les centres de soin dont le travail est de soigner les cas confirmés d’Ebola,indique-t-il. La charge de travail et la prise de risque pour le personnel augmentent dans ces centres quand ils doivent recevoir des cas suspects, probables et confirmés. En plus, les lits se remplissent très, très vite. Souvent avec des patients qui n’ont pas Ebola. Le personnel soignant est donc moins efficace car il doit s’occuper de tous ces différents cas. Non seulement c’est un risque de contamination supplémentaire pour le personnel, mais aussi les cas suspects qui se retrouvent, de fait, hospitalisés avec des cas confirmés d’Ebola ».


Rfi.fr

Samedi 29 Novembre 2014 - 11:39



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter