Echauffourées à Pikine et Kaffrine : la politique renoue avec la violence

La violence est encore apparue ce week-end dans les localités de Kaffrine et Djeddah Thiaroye Kao entre militants et forces de l’ordre, ou entre militants d’un même parti.



Echauffourées à Pikine et Kaffrine : la politique renoue avec la violence
Djeddah Thiaroye Kao a été le théâtre ce dimanche de vives altercations entre militants du Grand parti (Gp) et les forces de l’ordre. Ces échauffourées sont parties d’une caravane que les camarades d’El Hadj Malick Gackou avaient initiée pour sensibiliser leurs camarades de parti dans le cadre de «Malick Gackou, président banlieusard ».

Le rassemblement n’ayant pas été autorisé par l’autorité locale, la police est intervenue pour y mettre fin. Devant la résistance des manifestants qui ne l’entendaient pas de cette oreille, les forces de l’ordre ont usé de grenades lacrymogènes pour disperser les participants à cette manifestation.

Ces derniers ont riposté par des jets de pierres et des pneus brûlés. Une quinzaine d’entre eux ont été appréhendés et amenés à la police avant d'être finalement libérés en fin d’après-midi.

Kaffrine : quand diriger la liste départemental ravive les esprits

Ce lot de violence a aussi concerné le département de Kaffrine. Mais cette fois-ci, c’était entre membres de l’Alliance pour la république (Apr) qui se bagarraient pour diriger la liste départementale de leur parti lors des prochaines Législatives.

Ces échauffourées se sont déclarées lors de la réunion convoquée par le président du Conseil départemental de Kaffrine. C’est alors que les partisans du coordonnateur départemental de la Convergences des jeunesses républicaines (Cojer), Bilal Cissé,  ont revendiqué pour leur leader la place de tête de liste départementale.

Mais c’était sans compter avec les partisans d’Abdoulaye Seydou Sow qui soutenaient que personne d’autre, hormis leur leader, n’était à même de diriger ladite liste.

Les sympathisants de Momar Talla Cissé, un autre responsable apériste ont, eux aussi, revendiqué cet honneur pour leur chef de file.

Devant cette cacophonie, l’inévitable s’est produit avec des coups de poings qui pleuvaient de partout. N'eût été l’intervention de la Police, les choses allaient être beaucoup plus dramatiques.

Ces violences ont refait surface alors que du côté du parti présidentiel, des responsables ont initié des séances de réflexions pour éradiquer cette façon de faire de la politique.

Ousmane Demba Kane

Lundi 10 Avril 2017 - 12:09



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter