Economie: La Note de conjoncture place le Sénégal sur une bonne pente

La Note de Conjoncture du mois de Janvier 2010 vient d’être rendue publique par la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE). Selon la Note, après une décroissance en 2009, l'économie mondiale devrait renouer avec l’expansion en 2010 indique la dernière note du mois de Janvier 2010.



Economie: La Note de conjoncture place le Sénégal sur une bonne pente
«L’économie sénégalaise a enregistré, en janvier 2010, des gains de compétitivité, évalués à 3,1% par rapport au mois précédent, du fait de la dépréciation du franc CFA (3,1%) comparée à la monnaie des principaux partenaires commerciaux». C’est en substance, le contenu de la Note du mois de janvier 2010. Dans la note, on indique qu’en glissement annuel, la compétitivité a affiché une amélioration estimée à 4,8%, en raison du différentiel d’inflation favorable (3,8%), conjugué à la dépréciation de 1% du franc CFA.

Aussi, les échanges commerciaux avec l’extérieur, estimés en janvier 2010, seraient marqués par une baisse des exportations de 4,7% contre une hausse de 3,4% des importations, relativement au mois précédent. En glissement annuel, elles ont enregistré respectivement des hausses de 45,2% et 2,2%.
Ce qui fait que le déficit estimé de la balance commerciale s’est dégradé de 4,7%, en passant de 56 milliards, au mois de décembre 2009, à 66,6 milliards, en janvier 2010. En revanche, en glissement annuel, il est passé de 99,7 milliards, en janvier 2009, à 66,6 milliards, en janvier 2010.
C’est dans ce cadre que le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 53,7% au mois de janvier 2010, contre 57,7%, en décembre 2009, soit une perte de 4 points de pourcentage. Par contre, il s’est amélioré de plus de 16 points de pourcentage par rapport au mois de janvier 2009 où il s’était établi à 37,4% signale-t-on dans la Note..

S’agissant des finances publiques, La Note signale que le début de l’année 2010 a été marqué par un bon niveau de recouvrement des recettes budgétaires, contre une exécution timide des dépenses, notamment celles en capital.
Car, « les recettes budgétaires sont estimées à 87,8 milliards, en janvier 2010, contre 74,4 milliards, en janvier 2009, soit une progression de 13,4 milliards, en valeur absolue et de 18%, en valeur relative ».
Par rapport à l’objectif du cadrage macroéconomique fixé à 83,4 milliards, il se dégage une plus value provisoire de 4,4 milliards.
S’agissant de dépenses totales et prêt nets, ils sont estimés à 86,3 milliards en janvier 2010, contre 90,8 milliards, un an auparavant, soit un repli de 4,5 milliards, en valeur absolue, et de 4,9%, en valeur relative.

Au total, le solde global (base ordonnancement), dons compris, est évalué en léger excédent de 1,5 milliard, à fin janvier 2010, contre un déficit de 16,4 milliards, à la même période en 2009. Il en est de même du solde budgétaire de base (hors PPTE et IADM), qui est excédentaire de 6,5 milliards.
C’est pourquoi, selon la plupart des prévisions économiques, la profonde récession qui a frappé l’ensemble des pays de l’OCDE, l'an dernier, est terminée et le retour à la normale est amorcé dans les principales économies de la zone, au cours de la seconde moitié de 2009.


Charles Thialice SENGHOR

Mardi 2 Mars 2010 - 06:01



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter