EdF : Nasri se montre pessimiste pour le Mondial et tacle la mentalité française !

Pas du genre à faire usage de la langue de bois, Samir Nasri (26 ans) s'est laissé aller à quelques confidences sur sa vision de la France et ses chances d'être sélectionné pour la Coupe du monde.



Nasri laisse exploser sa frustration
Nasri laisse exploser sa frustration

« Le talent du Mancunien n’est pas en cause. Le vrai problème, c’est qu’on veut lui faire payer ses origines. S’il s’appelait Nedelec et jouait à Guingamp, il susciterait moins de fantasmes. Et on aurait arrêté depuis longtemps de lui faire payer ses bêtises de jeunesse. À travers son cas, il y a de vilaines pulsions. Je crois que pour certains, c’est facile de ne pas l’aimer parce qu’il s’appelle Samir ». Face aux critiques régulières au sujet de Samir Nasri, Guy Roux s’était offert une sortie médiatique étonnante dans les colonnes du Parisien, défendant le milieu de terrain de Manchester City en pointant du doigt certaines pulsions qui peuvent animer une partie du public.
 

La mentalité de certains supporters doit-elle être remise en cause ? En tout cas, pour Samir Nasri lui-même, interrogé par le Daily Telegraph, un drôle de climat s’est installé dans l’Hexagone : « Depuis quelques temps en France, si vous êtes un footballeur professionnel, votre image est très mauvaise. Il y a une crise économique en France. Les gens pensent que les footballeurs ont trop d’argent, qu’ils sont arrogants, mal élevés. Ce n’est pas bien. Si vous êtes issus d’une communauté, c’est encore pire. La France a beaucoup changé. Je n’aime pas ça. J’aime l’Angleterre, j’aime Londres. C’est très fort pour moi d’être ici. C’est l’endroit où je peux imaginer mon futur ».
 

Que ce soit en raison de l’argent ou de la couleur de peau, le meneur de jeu se sent mal en France, préférant l’ouverture d’esprit anglaise en la matière. Pire encore, le joueur formé à l’OM semble même prêt à rendre les armes concernant une sélection pour le Mondial, partant clairement défaitiste : « Pour être honnête, si j’avais à évaluer mes chances aujourd’hui, ce serait 70/30 contre moi. Si j’arrivais à avoir Didier Deschamps au téléphone et que nous avions une discussion honnête, je saurais où j’en suis. Je pourrais savoir : OK, j’ai fait ça mal. Je dois changer ceci ou cela pour aller à la Coupe du monde ». Mais aucune discussion n’a eu lieu. Pour le moment tout du moins...

Source : Footmercato.net
 



Samedi 26 Avril 2014 - 11:13



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