Egypte: les forces de sécurité ouvrent le feu lors d'une manifestation pro-Morsi

De nombreux islamistes ont été tués au cours de la dispersion d'un rassemblement des Frères musulmans par l'armée, près du siège de la Garde républicaine, dans la matinée de ce lundi 8 juillet. Les bilans divergent et oscillent entre 16 et 35 victimes, selon les sources. A la suite de ces incidents, les salafistes d’al-Nour quittent les discussions pour trouver un Premier ministre.



Egypte: les forces de sécurité ouvrent le feu lors d'une manifestation pro-Morsi

Les versions sur l’origine de la confrontation sont divergentes. Les Frères musulmans affirment que l’armée  et la police leur ont tiré dessus pour les chasser de devant la maison de la garde présidentielle. Le ministère de l’Intérieur indique que les forces de sécurité sont intervenues après que les manifestants ont grimpé sur les murs de la caserne et tiré sur les militaires.

Le bilan semble lourd. Ahmed Aref, le porte-parole de la confrérie des Frères musulmans dont est issu Mohamed Morsi, parle de seize morts. Son collègue du Parti de la liberté et de la justice (PLJ ), la branche politique des Frères musulmans, annonce 34 manifestants abattus. Une source médicale citée par la chaîne al-Jazira évoque le chiffre de 35 morts.

Seule certitude, l’avenue Salah Salem qui mène à l’aéroport est occupée par les forces de l’ordre. Ces dernières ont rasé des murs qui avaient été construits par les islamistes qui l’occupaient. Des tirs sporadiques continuent de se faire entendre dans la matinée, ce lundi 8 juillet. Cette artère est située à moins de deux kilomètres de la grande manifestation des pro-Morsi place Rabaa al Adawiya. 

Al-Nour quitte les négociations

Sur le plan politique, pour le moment, c’est l’impasse. Après avoir rejeté Mohamed el-Baradei, les salafistes du parti al-Nour ont signifié leur refus d'un second candidat, Ziad Bahaa el Din.

Ils se retirent à présent de la coalition qui a directement ou indirectement approuvé la destitution du président Morsi. C’est ce qu’à annoncé en début de journée ce lundi Nader Bakkar, le porte-parole d'al-Nour : « Nous voulions empêcher le sang de couler et voici que nous avons un fleuve de sang ».
Source: RFI



Lundi 8 Juillet 2013 - 09:48



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