Egypte: les salafistes entravent une nouvelle fois la nomination d'un Premier ministre

L'Egypte n'a toujours pas trouvé son Premier ministre. Après l'annonce samedi soir, 6 juillet, de la désignation de l'opposant Mohamed el-Baradei à la tête du gouvernement, la présidence avait dû démentir cette information. Hier soir, dimanche, la présidence a annoncé qu'une autre personnalité, Ziad Bahaa el-Din, avait était choisie. Mais là encore pas de confirmation. Et pour cause, les salafistes d'al-Nour s'opposent une nouvelle fois à cette nomination.



Egypte: les salafistes entravent une nouvelle fois la nomination d'un Premier ministre

Encore une fois les salafistes du parti al-Nour ont empêché la nomination d’un Premier ministre en Egypte. Le porte-parole de la présidence avait à peine annoncé que les différents mouvements et partis politiques étaient parvenus à un accord sur le candidat au poste qu'al-Nour formulait son opposition.

Social-démocrate et économiste

Le nom évoqué était celui de Ziad Bahaa el-Din du Parti démocrate égyptien. Bahaa el-Din, âgé de 48 ans, est un spécialiste en droit international des affaires mais c'est aussi un politicien. Il avait été élu à la première Assemblée du peuple qui a succédé à la révolution contre Hosni Moubarak. Ziad Bahaa el-Din s'était déjà illustré du temps de l'ex-président en démissionnant du poste de directeur de l’Organisme général pour l’investissement afin de protester contre la corruption.

Il est considéré comme un expert de renommée internationale en matière de réforme économique. Si Ziad Bahaa el-Din est écarté comme l’avait été, avant lui, Mohamed el-Baradei, la présidence égyptienne risque de se retrouver à court de candidats, à moins de passer outre l’opposition des salafistes

Influence saoudienne

Les salafistes, qui avaient obtenu près de 25% des suffrages aux élections législatives fin 2011, semblent donc peser de tout leur poids sur le choix du prochain chef du gouvernement. Selon Jean-Paul Burdy, professeur à Sciences Po Grenoble et spécialiste du Moyen-Orient, cela signifie aussi le retour de l'Arabie Saoudite sur l'échiquier égyptien.
Source: RFI



Lundi 8 Juillet 2013 - 09:51



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