Egypte: vives tensions entre le syndicat des journalistes et le ministère de l'Intérieur

En Egypte, le syndicat des journalistes a tenu une réunion exceptionnelle le mercredi 4 mai à laquelle ont participé des milliers de journalistes malgré les barrages dressés par la police et les agressions subies de la part « d’honorables citoyens ». Le syndicat, qui représente la presse écrite, a adopté une série de mesures visant principalement le ministre de l’Intérieur.



Egypte: vives tensions entre le syndicat des journalistes et le ministère de l'Intérieur
Le bras de fer entre le gouvernement et les journalistes  se poursuit. Dorénavant le ministre de l’Intérieur Magdy Abdel Ghaffar n’est « personne » et son portrait n’apparait qu’en négatif sur les pages des journaux. Un ministre dont le limogeage est une condition incontournable pour résoudre la crise.
Plus de la moitié des membres du syndicat ont participé à la réunion. Celle-ci s’est déroulée dans une ambiance surchauffée : « Libres dans une nation libre. Vive l’Egypte et vive la liberté de la presse et l’unité des journalistes », a lancé le président du syndicat, Yéhia Qalash.

« Boycottez la presse de la bassesse »

Les journalistes ont aussi décidé de publier un logo sur tous les journaux contre « l’interdiction de publier ». Le parquet général a en effet interdit de publier toute information concernant le raid de la police contre le syndicat, dimanche 1er mai.

Le ministère a par ailleurs implicitement menacé le président du syndicat de poursuites judiciaires. Parallèlement, un mouvement a été lancé sur les médias sociaux avec pour slogan « boycottez la presse de la bassesse » pour répondre à celui de « flicaille canaille ».

rfi.fr

Jeudi 5 Mai 2016 - 17:13



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter