El Hadj Malick Gackou : «le Président Sall a peur d’aller aux élections».

La question de la réduction du mandat du président de la République de 7 à 5 ans fait toujours couler beaucoup d’encre et de salive. Surtout du côté des hommes politiques. Et El Hadj Malick Gackou, le leader du Grand parti (Gp) ne sera pas l’exception. En effet, lors de l’atelier départemental d’échange et de partage sur les visions et les orientations de son parti qu’il présidait à Pikine, l’ancien dauphin de Moustapha Niasse s’en est vivement pris au régime de Macky Sall, traitant au passage celui-ci d’avoir peur d’aller aux élections en 2017.



Si la date du référendum n’est pas encore fixée, c’est parce que Macky Sall a peur d’aller aux élections. C’est la conviction d’El Hadj Malick Gackou qui s’entretenait avec ses militants à Pikine. Le président du Grand Parti s’est saisi de cette occasion pour se défouler sur le président de la République et son régime. Bilan qu’il juge négatif.

«Je peux vous dire ici que le président de la République a peur des élections de 2017, parce que si tel n’était pas le cas et que le bilan est si séduisant qu’il le dit, il allait organiser les élections. Tout le monde sait que ce bilan n’est pas comme il le décrit. C’est à cause de cela qu’il a envie d’attendre, mais le peuple sénégalais ne le laissera pas faire. C’est sûr et certain », a-t-il déclaré devant ses militants.
 
Pour éviter des conséquences fâcheuses qui pourraient découler du non-respect de sa promesse par le chef de l’Etat, Malick Gackou demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour que les élections se tiennent en 2017: «Cela est inacceptable et inadmissible. Le Sénégal qui est un exemple de démocratie ne mérite pas ça. C’est pour cela que j’en appelle au gouvernement pour que les conditions du respect de la parole du Président soient mises en place afin que le Sénégal puisse savoir à quelle date ce fameux référendum va être organisé pour amorcer les bases des réformes institutionnelles, mais également organiser les élections», a-t-il tempêté.
 
Analysant le discours du chef de l’Etat  le 31 décembre, le leader du Gp est d’avis que l’essentiel n’a pas été dit et qu’il reste toujours sur sa faim : «Je voudrais dire ma profonde déception par rapport à ce discours parce que je pense que le président de la République devrait dire aux Sénégalais comment régler la question du chômage, de la santé, de l’éducation…. Malheureusement, nous avons constaté que sur toutes ces questions, des réponses appropriées n’ont pas été apportées par le chef d l’Etat », a-t-il décrié.

Ousmane Demba Kane

Lundi 4 Janvier 2016 - 10:03



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